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Roms, tsiganes et gens du voyage

Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 07:21

Communiqué de presse - DC012(2012)

conseil-europe.png Le Comité des Ministres exprime sa « profonde inquiétude » face à la montée des violences à l’encontre de Roms

Une déclaration adoptée récemment déplore « des cas graves de violence raciste et des formes de rhétorique stigmatisante » dans un certain nombre d’Etats membres

Strasbourg, 02.02.2012 - Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe – représentant les gouvernements des 47 Etats membres de l’Organisation – a exprimé « sa profonde inquiétude face à la montée de l’antitsiganisme, de la rhétorique anti-rom et des agressions violentes contre les Roms ».

Il a appelé les gouvernements à « s’abstenir d’utiliser une rhétorique anti-rom, en particulier pendant les campagnes électorales, et à condamner fermement, rapidement et en public, tous les actes de violence raciste envers les Roms, y compris les menaces et les intimidations, ainsi que les discours de haine à leur encontre ».

Compte tenu du contexte économique, le Comité des Ministres a exhorté les gouvernements et les pouvoirs publics à ne pas utiliser les Roms comme « cible facile ou bouc émissaire ».

La déclaration a aussi invité les gouvernements à « mener rapidement et efficacement les enquêtes nécessaires sur tous les crimes commis contre des Roms » et à « identifier tout motif raciste de tels actes, afin que leurs auteurs ne soient pas impunis et d’éviter une escalade des tensions ethniques ».

Lien vers la déclaration

Lien vers le site web « Droits des Roms »

Direction de la Communication du Conseil de l’Europe
Tel: +33 (0)3 88 41 25 60
Fax:+33 (0)3 88 41 39 11

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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 13:02

tsiganes-en-Europe.gifOn parle beaucoup des Tsiganes en France actuellement, mais les connaît-on vraiment ? Que signifie être Tsigane aujourd'hui en Europe ? Quelles sont les relations entre Tsiganes et non-Tsiganes ? Quelles sont leurs pratiques culturelles ? Leurs rituels et croyances ? Leur histoire ?

Les Roms font aujourd'hui l'objet de toutes les attentions : politiques, médiatiques, sociales et même… policières. Cette actualité appelle à redonner la plus large visibilité à quelques études importantes menées sur différents groupes Tsiganes en Hongrie, en France et en Espagne – études devenues avec le temps difficiles d'accès pour le grand public. Telle est l'ambition de cet ouvrage qui rassemble des articles parus ces dernières années à propos des Tsiganes dans la revue d’anthropologie Terrain. Le volume, abondamment illustré, est en outre présenté par un texte récent inédit de Patrick Williams, qui fait le point sur les études consacrées aux Tsiganes, et livre des clés essentielles pour saisir les divers aspects de ce que recouvrent aujourd’hui les mots : être Tsigane.

Langue français
ISBN-10 2-7351-1389-2
ISBN-13 978-2-7351-1389-7
ISSN 0758-5888
Année de publication avril 2011
Prix recommandé 19,50 €

Commander ce livre sur le site de l'éditeur.

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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 20:48

Revue Lignes n°34

COUVLIGNES34HDpress.jpgL’histoire des Roms est exemplaire de l’histoire européenne elle-même, le plus souvent pour leur malheur. De même qu’est hélas exemplaire l’actuelle politique du gouvernement français qui ne s’en prend pas à eux sans en rappeler les pires moments. S’indigner, protester, soit  ! Mais penser aussi pour agir.

Depuis l’été 2010, en France, à la faveur d’un fait divers aussitôt érigé en symptôme d’une situation générale, les Roms font l’objet d’une politique de stigmatisation qui semble ne pas pouvoir connaître de limites. Ils en forment en quelque sorte une figure malheureusement exemplaire. Désignations, dénonciations, expulsions  : une parole honteuse s’est libérée au plus haut sommet de l’État, marquant une acception nouvelle de la politique de segmentation des populations dites indésirables. Nouvelle et inédite : qu’il y a lieu de rapporter à la rupture dans le droit que constitue la récente disposition relative à la déchéance de la nationalité. D’un côté, l’ethnicisation imposée comme mode de catégorisation politique prend sa source dans une certaine fabrique essentialiste de l’histoire de populations aux multiples noms, aux multiples expériences, dont l’ancrage européen, incontestable, est sans cesse remis en cause. Déjà à l’œuvre en Italie, cette instrumentalisation politique pose la question du rôle de la construction des savoirs culturalistes et de leur appropriation par le pouvoir.

De l’autre, ce nouveau mode de gouvernement s’accommode parfaitement d’une optique libérale où la compétition pour les places, aussi diverse que soit l’acception de ce dernier terme (espace où survivre autant que place sociale ou institutionnelle), se transforme peu à peu en lutte pour la vie. Il convient dès lors de se poser la question des conditions de cette situation tout autant que des effets qu’elle produit sur le rapport de l’État aux citoyens ; de s’interroger sur la gravité de cette fracture et les moyens de la penser. Ce numéro de Lignes, ouvert à des penseurs impliqués de manières très diverses dans cette réflexion par le biais de la philosophie, de l’anthropologie, de la politique, de la littérature, de la géographie, de la sociologue ou de la linguistique, ou encore impliqués par l’expérience sur le terrain, ouvre le débat.

Une partie des textes ici réunis proviennent du rassemblement contre le racisme d’État organisé, sous l’intitulé « Les Roms, et qui d’autre ? » par Cécile Canut, le 11 mars 2010 à la Maison de l’arbre (La Parole Errante), à Montreuil-sous-bois.

Faute de place, certains des textes prévus pour ce numéro ont dû être reportés au numéro suivant, le n° 35, à paraître au printemps.

Sommaire de Lignes n°34
L’EXEMPLE DES ROMS / LES ROMS, POUR L’EXEMPLE

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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 14:53

A daté du 14 décembre 2010 et jusqu’au 21 décembre, l’Assemblée Nationale examine le projet de loi LOPPSI 2. Si ce projet de Loi d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure ne semble pas a priori concerner les consommateurs, il faut pourtant se rendre à l’évidence. Ce projet de loi que nous jugeons plutôt répressif et liberticide s’inscrit dans une démarche globale de société qui est en complète opposition avec nos aspirations d’une société responsable. En effet, une société responsable repose avant toute chose sur la liberté de chacun de disposer de son libre choix de vie, dans le respect de chacun, du cadre de vie et des conditions d’existence de tous. En ce sens, cette loi nous semble tout à fait symptomatique et mérite une attention particulière, ce que nous faisons ici au travers d’un article relatif au gens du voyage.

Que dit actuellement la loi sur l’accueil des gens du voyage

La loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et l’habitat des gens du voyage oblige les départements à se doter d’un dispositif d’accueil des gens du voyage. Ce schéma d’accueil doit être élaboré et approuvé conjointement par le préfet et le président du Conseil Général. Il prévoit notamment l’obligation pour les communes de plus de 5000 habitants de réaliser une aire d’accueil. Rappelons ici que, suivant notamment la Circulaire N°2001-49 du 5 juillet 2001, ces aires doivent :

 

  • - bénéficier des mêmes dispositifs d’assainissement que ceux du secteur auxquelle elles appartiennent
  • - proposer un réseau d’électricité qui doit être adapté à un usage familial, comprenant notamment de l’électroménager (une puissance suffisante doit être fournie)
  • - proposer un accès aisé au branchement d’eau et d’électricité

 

Par ailleurs, il doit être possible de proposer des compteurs individualisés pour l’eau et l’électricité. Les utilisateurs des aires d’accueil sont redevables du droit de placement ainsi que de la consommation d’eau et d’électricité.

Rappelons enfin que la réalisation ou la réhabilitation des aires d’accueil conditionne la mise en œuvre des pouvoirs de police du maire en cas d’occupation illicite.

Enfin, on retient également que la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a proroger de deux ans les délais pour s'acuitter de la réalisation des quipements des aires d’accueil ce qui nous conduit aujourd’hui à déplorer le défaut d’équipement généralisé…

Le journal Le Monde le rappelait dans son édition du 30 juillet 2010, force est de constater que nous sommes aujourd’hui très loin du compte. Le journal note d’ailleurs « Avec les retards pris par l'application de la loi, l'Etat n'a donc financé que les deux tiers des 42 000 places prévues. »

Que dit LOPPSI2 sur les gens du voyage

Nous retenons l’article 32 ter A, introduit par amendement du gouvernement et adopté par la commission des lois du Sénat et voté le 10 septembre 2010. Cet article prévoit une procédure d’exception, à l’initiative du Préfet (donc sans jugement), pour expulser les habitants installés de manières illicite. En outre, cet article prévoit la destruction des biens, ainsi qu’une amende de 3750€ pour le propriétaire du terrain, public ou privé, qui s’opposerait à ces procédures arbitraires.

Et ce n’est pas tout ! La mise en demeure de déguerpir est assortie d’un délai d’exécution de 48H minimum et doit être notifiée aux occupant et publiés sous forme d’affichage en mairie et sur les lieux.

Les motifs d’expulsion ? Très simple, l’article en question indique que si les habitations présentent de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique, le Préfet peut mettre en demeure les occupants de quitter les lieux.

Traduisons dans les faits

D’un côté, nous avons une loi qui oblige les communes à prévoir un accueil décent pour les gens du voyage qui n’est pas respecté.

D’un autre côté, nous avons un projet de loi, la LOPPSI 2, qui organise l’expulsion de ces populations, au seul bon vouloir du Préfet, et pour des motifs pour le moins flous qu’un décret devra préciser... ...si par malheur cet amendement gouvernemental est adopté.

D’ailleurs, nous pouvons nous poser la question de la publication de ce décret, à moins que ce cet article de loi passe par perte et profit ou qu’il ne s’agisse que d’une loi d’opportunité. Gageons également que le conseil constitutionnel nous doit de déclarer l’inconstitutionnalité de cet article de loi.

 En d’autres termes, les gens du voyages sont dans l’obligation ne pas stationner dans les communes ne prévoyant aucun accueil, et donc en infraction avec la loi, et devront déguerpir, en parfait accord cette fois-ci avec la loi.

Nous posons donc ouvertement la question de l’intérêt de la multiplication des lois et de la réalité du suivi législatif qui, ici, se trouve parfaitement mis en défaut par la production d’une loi en contradiction avec une autre. Quelle est la logique…

LOPPSI2


Cet article de loi va également rendre illicite les modes de vie alternatifs tel que la vie en yourte, en tipis, en roulottes ou en cabane. La liberté ne se discute pas et le modèle de surconsommation que draine l’article 32 ter A de la loi LOPPSI 2 tend à rendre hors la loi les habitants de ce pays ne se conformant pas au mode de vie traditionnel imposé et qu’on nous vend ici comme normatif.


Notre position

Nous, consommateurs, responsables, nous estimons que la diversité et la liberté de choisir son mode de vie ne peut en aucun cas souffrir la moindre répression. Comment pourrions-nous supporter que certains des habitants de ce pays, quelle que soit leur nationalité, puissent être déclarés personae non gratae dans leur propre pays, fut-il d'adoption ?

Nous exigeons par conséquent le retrait pur et simple de cet amendement gouvernemental et la démission de son auteur qui ne peut recevoir nos excuses après avoir, du haut de sa fonction représentative, pris une position liberticide, en complète opposion, non seulement avec nos aspirations, mais avec nos traditions de Liberté, de Fraternité et d’Egalité.

Nous demandons la suppression de la double peine instauré par l'article 32 ter A qui prévoit les conditions de l'explusion quand l'accueil n'est pas réalisé, malgré la loi.

D’un point de vue beaucoup plus pratique, nous considérons les gens du voyage comme dépositaire des mêmes droits et devoir que l’ensemble des habitants de ce pays. De leur pays. A ce titre, il est insupportable que les représentants de collectivités et l’Etat lui-même ne se conforment pas à la loi prévoyant leur accueil. Il est intolérable de ne pas considérer les gens du voyage. Comme tous, ils participent à la vie de notre pays au travers de leurs activités, de leur déplacement, de leurs cultures et de leurs différences de mode de vie. En rien, ils ne constituent un ennemi à chasser.                 

 

La consommation responsable est intimement liée à la devise républicaine et défend la liberté de chacun de disposer de son existence et des moyens de l’exercer. Elle s’appuie en outre sur la possibilité pour chacun de disposer des moyens de choisir et de mener son existence, ce qui impose un déploiement de l’accès à la culture et à la connaissance. Enfin, la consommation responsable s’appuie sur l’expérience et le partage d’expérience et défend l’idée d’un développement de l’intelligence collective par le partage.


 

Nous, consommateurs responsables, demandons à ce que la liberté de choisir son mode de vie ne soit pas limiter à la sédentarité ou au nomadisme de l’emploi. Nous pensons au contraire qu’il s’agit aujourd’hui de permettre à chacun de travailler dans les conditions les meilleures et de vivre là ou il le veut.

Nous, consommateurs responsables, exigeons sans délais le retrait de cet article de loi inique.


Nous demandons officiellement à chacun de lutter contre ce projet de loi et de diffuser ce message.


Pour toute réaction, propositions, idées ou initiatives, n’hésitez pas à nous contacter.


Rejoignez-nous pour organiser un mouvement de résistance au consumérisme et à ces dérives liberticides. Chacun à droit à choisir sa vie.

 

Article original à cette adresse

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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 19:56

Le sort des Rroms migrants vous importe, la Vie des Tziganes et Gens du Voyage français vous intéresse...
Rejoignez l'association Rencontres Tsiganes !
Assistez à l'Asssemblée Générale qui se déroulera

samedi 4 décembre 2010, à partir de 14 h 30,

au siège du Conseil Régional, 27 place Jules Guesde, à Marseille.

 

AG_RencTsig.jpg

A 17 heures, projection du film réalisée par une jeune femme rom, Laura Halilovic - déjà diffusé par la télévision - et qui s'intitule

''Moi, ma famille rom et Woody Allen''.


Un débat, animé par Martin Olivera et Marc Bordigoni, suivra ce film.
Un pot de l'Amitié clôturera cette AG.
Venez à la rencontre de nos amis Tziganes
et des Gadjé qui les accompagnent.
Merci


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