<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.differences-larevue.org/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Différences. La revue (Éducation)]]></title>
    <link>http://www.differences-larevue.org/categorie-11230764.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Éducation&quot; du blog &quot;Différences. La revue&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/3/39/87/56/avatar-blog-1127276719-tmpphpDxWKf0.jpeg</url>
        <title><![CDATA[Différences. La revue (Éducation)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/categorie-11230764.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 22:30:19 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 14 Feb 2012 22:30:19 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.differences-larevue.org</copyright>            <category>Éducation</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le mythe national, l'histoire de France revisitée (Suzanne Citron)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-mythe-national-histoire-france-revisitee-suzanne-citron-41234400.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le mythe national, l’histoire de France revisitée par Suzanne CITRON<br>
    <br>
    éditions de l’Atelier, 2008, 351 pp.<br>
    <br>
    <b>*compte-rendu par Geneviève ROYER*</b> , professeur d’histoire-géographie, lycée Maurice Eliot, Essonne.<br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce compte-rendu a été publié sur le site :</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.clionautes.org/spip.php">http://www.clionautes.org/spip.php</a> ?article1948</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;">et n'est plus en ligne actuellement.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><a onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/39/87/56/education/citron.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/181x300-ffffff/3/39/87/56/education/citron.jpg" alt="citron.jpg" class=" noAlign" style="border: 10px solid #fffcfc; margin: 0px; float: left;" width="181" height=
    "300"></a>Les Editions de l’Atelier rééditent dans une version augmentée le livre de Suzanne Citron, Le mythe national, l’histoire de France revisitée, déjà publié une première fois en 1987.
    Suzanne Citron s’est depuis longtemps intéressée à la question de l’enseignement et à la construction de la mythologie nationale. Elle contribue actuellement régulièrement au débat sur les usages
    mémoriels de l’histoire et les programmes scolaires en rédigeant des réactions à l’actualité et des articles dans de nombreux journaux comme Libération ou sur des sites comme Rue89.<br>
    <br>
    <b>*Les manuels et la légende républicaine*</b><br>
    <br>
    S. Citron s’interroge sur la distance persistante entre l’histoire enseignée et la recherche historique, essentiellement dans les programmes de l’enseignement primaire. Dans une première partie,
    elle rappelle les fondements idéologiques de l’enseignement de l’histoire tels qui ont été définis à la fin du XIXe siècle. Cette histoire est avant tout une histoire républicaine influencée par
    Michelet et centrée sur la Révolution dont la République serait l’aboutissement. Elle repose sur des postulats qui s’imposent dans le Petit Lavisse, manuel qui connût un grand succès jusque dans
    les années 1950. Le Petit Lavisse présente une France éternelle, personnifiée, peuplée de descendants de Gaulois. L’histoire est un continuum dans lequel les événements sont déterminés par la
    construction de l’hexagone. L’auteur, s’appuyant notamment sur les travaux de J. et M. Ozouf, montre que ces présupposés hérités de l’historiographie du XIXe siècle persistent, sous des formes
    différentes, dans les manuels qui succèdent au Petit Lavisse. Il existe cependant une rupture à partir des années 1981-1985. Elle s’attache ensuite à décrypter deux moments essentiels dans les
    manuels : la Révolution et la Première Guerre Mondiale. Dans un récit centré sur la France elle-même, les manuels laissent peu de place à une vision européenne de la construction des droits de
    l’homme et proposent une histoire manichéenne. Il s’agit de mettre en valeur les liens entre patrie et Révolution comme le montrent les événements mis avant. Les débats des années 1970-1980 sur
    la Terreur n’influencent pas les contenus qui se fondent sur la conception de la Révolution comme un bloc. La Grande Guerre, elle, est justifiée. Elle se limite aux faits d’armes des grands
    généraux et les auteurs glorifient le sens du sacrifice. A partir de 1981, l’enseignement de l’histoire est progressivement réintroduit à l’école primaire. La vision de l’histoire proposée évolue
    peu. C’est un récit linéaire franco-centré fondé sur le mythe de l’origine gauloise dans lequel les conquêtes sont légitimées par la construction du territoire. Les conflits internes et les
    minorités ne sont quasiment pas évoqués. S. Citron s’intéresse enfin aux programmes de 2002. Si ces derniers sont moins franco-français, ils maintiennent cependant la même conception de la
    continuité chronologique et d’une histoire finaliste.<br>
    <br></span>
  </p><span style="font-size: 10pt;">*La construction du mythe national, mythe des origines et construction de la « France »*</span><br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans une deuxième partie, Suzanne Citron montre comment s’est construite l’idée de la France. Elle part d’abord de la question de la naissance de la Gaule pour
    ensuite rappeler la complexité de l’histoire des royaumes francs, loin de la continuité simple exposée dans les manuels. De même, ce sont les clercs, sous les carolingiens, puis sous les
    capétiens, qui créent le mythe de la continuité dynastique comme l’illustre le contenu des Grandes chroniques de France rédigées à partir du XIIIe siècle. Pour l’auteur, le moment-clé de la
    construction de la France est le XIIIe siècle. Les Francs sont désignés comme les lieutenants de Dieu et glorifiés, surtout au moment des croisades. C’est aussi le siècle de l’affirmation du
    pouvoir capétien comme le montre l’extension de l’usage du français. Dans ce processus, le thème du sang royal permet d’imposer en parallèle l’idée de la continuité dynastique. Comme l’a montré
    C. Beaune, l’Eglise occupe une place centrale dans la construction de la religion royale. A cet égard, la figure de Jeanne d’Arc symbolise bien le lien entre ces deux éléments. Dès le XIIIe
    siècle, les clercs personnifient la France dans leurs écrits. Du XVIe au XVIIIe siècle, se pose la question de la conciliation entre origines gauloise et franque. C’est la Révolution qui impose
    les Gaulois contre les Francs. Au XIXe siècle, émerge par exemple la figure de Vercingétorix. Ainsi, au début de la IIIe République, « le mythe gaulois donne à la nation une et indivisible son
    homogénéité raciale et sa cohérence culturelle ».La nation une est indivisible est définie comme essentielle et incréée. Elle se fonde sur une unité qui induit aussi l’exclusion de l’autre
    désormais défini comme un ennemi, comme le montre la perception de la Révolution comme un bloc. Il y a donc dans l’historiographie du XIXe siècle deux fondements à l’histoire de France : «
    l’origine immémoriale et la continuité », deux éléments inscrits dans un territoire donné. Il s’agit d’une France qui préexiste dans une logique déterministe d’un point de vue
    géographique.</span>
  </div><br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les conceptions défendues par Michelet semblent remises en cause par l’école méthodique. Or, au-delà de la prétention à une histoire scientifique, elle s’inscrit
    dans la tradition d’une histoire nationale et de ses valeurs. Cette vision apparaît d’ailleurs dans les manuels « Malet et Isaac ». Ainsi, si C. Seignobos remet en cause l’idée de continuité
    dynastique, il propose dans le même temps une conception déterministe de la naissance de la France. L’apport des historiens des Annales ne parvient pas à remettre en cause ces idées dominantes
    dans les manuels. Aujourd’hui encore, les nouveaux programmes ignorent les travaux historiques les plus récents. En finir avec le roman national ?</span>
  </div><br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans la dernière partie, S. Citron reprend les travaux historiques récents pour ensuite proposer un autre enseignement, débarrassé des postulats imposés au XIXe
    siècle. Il faut, pour elle, tout d’abord remettre en cause une approche trop centrée sur la France et abandonner la religion de la chronologie linéaire au profit d’un programme plus universel
    reposant sur plusieurs échelles de temps. Dans ce sens, elle revient dans plusieurs chapitres sur la complexité du phénomène historique, soulignant notamment la pluralité de la population
    française. Elle rejette par la même l’historiographie du XIXe siècle qui ignore les discontinuités dans la construction politique du royaume de France, tout comme les conflits qui ont jalonné les
    conquêtes. A l’inverse, elle met en valeur les diversités de territoires et des cultures pour montrer ensuite que le processus de francisation fut complexe, loin de l’uniformité. Ainsi les
    minorités, comme les juifs ou les protestants sont les grands oubliés d’une histoire finaliste. De même, la vision de la Révolution comme un bloc ne permet pas de comprendre réellement des
    phénomènes tels que la guerre de Vendée ou le fédéralisme. Ces absences, ces simplifications illustrent une vision unitaire de la nation qui rejette tout particularisme. Cette pensée dominante
    qui ne peut concevoir la France que comme unie et indivisible a profondément marqué l’histoire politique française comme le montre l’exemple de la guerre d’Algérie.</span>
  </div><br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce processus s’accompagne d’une sacralisation du territoire français qui s’exprime dans les manuels jusque dans les années 1950 à travers la glorification des
    conquêtes et de l’œuvre coloniale. A la fin du XIXe, l’histoire et la géographie servent à diffuser cette conception de la patrie incarnée par des mythes et des héros. La conception d’une France
    indivisible et unitaire fondée sur un seul passé et une seule culture est entrée en crise à deux moments-clés, le régime de Vichy et la guerre d’Algérie. Elle conduit aussi la République, au nom
    de la raison d’Etat à taire certains événements ou bien à les minimiser. Plusieurs exemples illustrent cette attitude : la question du rôle des institutions dans l’Affaire Dreyfus, l’occultation
    pendant longtemps du rôle réel de la collaboration sous le régime de Vichy ou bien le refoulement des aspects répressifs de la guerre d’Algérie. C’est dans ce contexte que les différentes
    mémoires se sont réveillées alors que se sont multipliées les lois mémorielles.</span>
  </div><br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Aujourd’hui, cette approche sacralisée de l’histoire de France produit des conflits de mémoire dans la mesure où des questions comme la colonisation ou celle des
    minorités ne sont pas abordées dans une vision dépassionnée. Elle constitue un des symptômes des difficultés de la société française dans la mesure où elles ont pour origine « une crise de
    l’imaginaire historique et de la vision de la chose publique ». Il faut dépasser le roman national pour considérer les différentes questions comme des objets historiques. Suzanne Citron considère
    que cette démarche est la seule qui vaille pour dépasser ces conflits et ses silences au profit d’un enseignement de la complexité et de la pluralité des Français. En somme, « relié au socle de
    la commune histoire humaine et de l’exploration de la France comme objet historique, ce rapport au passé, mélodique et polyphonique, ouvrirait sur un présent nouveau ».</span>
  </div><br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La réflexion de l’auteur peut susciter certaines critiques. Ses analyses portent uniquement sur les manuels et les programmes. Or, il existe souvent un écart entre
    eux et la pratique du professeur. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les professeurs connaissent les avancées des travaux historiques et sont donc capables d’une certaine critique, comme le
    montrent les polémiques qui se sont développées l’année dernière face aux initiatives du Président de la République. Cependant, cet ouvrage se révèle être d’une lecture stimulante. Il nous invite
    à nous interroger constamment sur nos pratiques et à sans cesse renouveler nos connaissances scientifiques. Son actualité est évidente si on considère les débats actuels aussi bien que les
    nouveaux programmes de l’école primaire que sur les projets pour l’enseignement de l’histoire-géographie au collège. Ce livre est aussi une source de débats plus larges sur la capacité de la
    société française et de l’école à s’adapter à la diversité culturelle tout en conservant sa cohésion.</span>
  </div>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>

  
  
<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 


                @page { margin: 2cm }


                P { margin-bottom: 0.21cm }


         &gt;
-->
</style>
  
  
<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 


                @page { margin: 2cm }


                P { margin-bottom: 0.21cm }


         &gt;
-->
</style>
  
  
<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 


                @page { margin: 2cm }


                P { margin-bottom: 0.21cm }


                A:link { so-language: zxx }


         &gt;
-->
</style>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 20:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b22a99c795c266f82174a37ca84d187a</guid>
                <category>Éducation</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-mythe-national-histoire-france-revisitee-suzanne-citron-41234400-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'histoire bling-bling : le retour du roman national. (Nicolas Offenstadt)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-histoire-bling-bling-retour-roman-national-nicolas-offenstadt-41040125.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L'histoire bling bling&nbsp;: le retour du roman national</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nicolas Offenstadt</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Stock, coll. Parti pris, 2009, 152 p. 12 euro</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><a onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/39/87/56/education/histoirebling.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/205x300-ffffff/3/39/87/56/education/histoirebling.jpg" class="GcheTexte" alt="histoirebling.jpg"></a><span style="font-size: 12pt;">L’histoire n’est jamais restée la
    propriété des seuls historiens. Mais de nos jours, elle est devenue un enjeu politique majeur. D’un côté, de multiples groupes cherchent à saisir leurs passés, souvent marqués par la souffrance
    (persécutions, esclavage…), de l’autre le président de la République, appuyé sur un courant de fond, y compris dans la sphère intellectuelle, tente de faire renaître le roman national, ce grand
    récit patriotique bâtissant une France toute de cohérence et de progrès.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">À travers dix épisodes des années 2007-2009, de la lettre de Guy Môquet au projet du Musée d’histoire de France, le volume démonte le processus de réinvention du
    national par le sarkozysme historique ; une histoire bling-bling qui agite et consomme les grandes figures et les événements historiques marquants hors de tout contexte. Au-delà de la
    conjoncture, c’est une réflexion d’ensemble sur les usages publics de l’histoire qui est proposée et surtout une nouvelle manière de gérer le dialogue entre mémoires et histoires.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">(notice d'éditeur)</span>
  </p>

  
  
<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 


                @page { margin: 2cm }


                P { margin-bottom: 0.21cm }


         &gt;
-->
</style>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 16:11:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c4ff55e8479542e3d8ce6e0ccc29112e</guid>
                <category>Éducation</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-histoire-bling-bling-retour-roman-national-nicolas-offenstadt-41040125-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La fabrique scolaire de l'histoire : illusions et désillusions du roman national (L. De Cock, E. Picard)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-la-fabrique-scolaire-de-l-histoire-illusions-et-desillusions-du-roman-national-41017906.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;">DE COCK Laurence, PICARD Emmanuelle (dir.), La fabrique scolaire de l'histoire : illusions et désillusions du roman national, préf. Suzanne Citron, Agone, coll.
    Passé &amp; présent, 2009, 212 p. 16 euro</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;"><a onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/39/87/56/education/fabriquescolaire.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/182x300-ffffff/3/39/87/56/education/fabriquescolaire.jpg" class="GcheTexte" alt="fabriquescolaire"></a>Depuis la Révolution française, l’enseignement de l’histoire est
    associé à la construction d’une « identité nationale ». En prenant la forme d’un récit ethnocentré, l’histoire scolaire devait permettre l’intégration de tous les futurs citoyens de la
    République, quelles que soient leurs identités originelles, dans un ensemble politique unique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;">Aujourd’hui, alors que la période est favorable à la reconnaissance des « identités plurielles », les exclus du roman national réclament l’ajustement des programmes
    scolaires et critiquent la fabrique scolaire de l’histoire vue comme un instrument de domination.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le moment est propice pour interroger la manière dont l’histoire scolaire est fabriquée. De fait, l’enseignement de histoire à l’école est le produit d’une chaîne
    de responsabilités dont il nous faut interroger chacun des maillons : pourquoi et comment apprendre l’histoire, et quelle histoire ? Car c’est une politique du passé qui s’exprime à travers ce
    montage. Une politique où la question d’une histoire commune et donc de l’universalité est en jeu.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;">Laurence De Cock est historienne et professeure d’histoire au lycée de Nanterre. Vice-présidente du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire
    (CVUH), elle a notamment co-publié Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France (Agone, 2008) et Mémoires et histoire à l’école de la République (Armand Colin, 2007).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;">Emmanuelle Picard est historienne au Service histoire de l’éducation (INRP-ENS) et membre du CVUH.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;">(notice d'éditeur)</span>
  </p>

  
  
<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 


                @page { margin: 2cm }


                P { margin-bottom: 0.21cm }


         &gt;
-->
</style>]]></description>
        <pubDate>Sat, 12 Dec 2009 08:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">604dd3304bb8fa321addc90d2db5cfc7</guid>
                <category>Éducation</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-la-fabrique-scolaire-de-l-histoire-illusions-et-desillusions-du-roman-national-41017906-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
