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    <title><![CDATA[Différences. La revue (Relations internationales)]]></title>
    <link>http://www.differences-larevue.org/categorie-11179326.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Relations internationales&quot; du blog &quot;Différences. La revue&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Différences. La revue (Relations internationales)]]></title>
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    <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 22:30:19 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 14 Feb 2012 22:30:19 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.differences-larevue.org</copyright>            <category>Relations internationales</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Pourquoi nous manifesterons contre le G20 de Cannes (Mrap pluriel)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-pourquoi-nous-manifesterons-contre-le-g20-de-cannes-mrap-pluriel-87788971.html</link>        <description><![CDATA[<h1>
    <span style="color: #0000ff;">Le G20 va se tenir ces 3 et 4 novembre&nbsp; à Cannes dans un contexte particulier&nbsp;:</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="color: #0000ff;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/39/87/56/A-Nice-contre-le-G20/Nice063.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/800x532/3/39/87/56/A-Nice-contre-le-G20/Nice063.jpg" class="noAlign" alt="Nice063.jpg" height="532" width="800"></a><br></span>
  </h1>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <a href="http://www.differences-larevue.org/album-1971798.html"><span style="font-size: 14pt;">Diaporama de la manifestation</span></a>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt;">En pleine crise qui remet en cause les fondements
    mêmes de l’économie capitaliste mondiale caractérisée depuis des décennies par une financiarisation à outrance,</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt;">En pleine contestation qui, de Grèce en
    Italie, jusqu’à New York se développe et voit<span>&nbsp;</span> toujours plus de citoyens s’opposer aux diktats des banques et aux choix politiques des gouvernants qui se résument à faire payer
    la crise du système bancaire essentiellement par les classes populaires, au travers de plans d’austérité toujours plus sévères,</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt;">En pleine mutation d’un monde arabe que
    l’on disait immuable et alors même que les «&nbsp;révolutions&nbsp;» cherchent un second souffle. Alors que les processus démocratiques en cours<span>&nbsp;</span> sont pour partie dépendants de
    facteurs économiques internes mais aussi et surtout externes,<span>&nbsp;</span> à ce stade, les intérêts économiques des pays les plus riches du monde cherchent à remettre en cause les acquis
    politiques et à favoriser le retour à des systèmes de pouvoir et de gestion autoritaires et répressifs.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Quelque peu oublié, le retour de la famine dans la Corne de l’Afrique montre de façon caricaturale le rôle néfaste d’un système économique qui ne se définit pas
    seulement par la seule spéculation purement boursière, mais également par la spéculation tout aussi criminelle sur le cours des matières de première nécessité, notamment sur la nourriture. Le
    prix du blé ayant été multiplié par 3 en Afrique, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’accentuation et l’exacerbation de conflits latents ou déclarés ou la montée en puissance de mouvements se
    réclamant d’un fondamentalisme n’offrant aucun débouché sérieux, capable de répondre aux besoins essentiels des populations.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Alors que le pouvoir est aux mains d’une oligarchie financière, politique et idéologique – pouvoir exercé au travers d’institutions internationales comme le FMI ou
    la Banque Mondiale qui n’ont aucune représentativité démocratique,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Alors que les décisions prises par ces institutions sont imposées aux pays et engagent les populations directement concernées (plans d’austérité, de rigueur,
    privatisations, démantèlement des politiques sociales de santé et d’éducation …), on ne peut que rejoindre<span>&nbsp;</span> l’affirmation de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, selon
    laquelle il y a trop de règles contre la démocratie, pas assez contre Wall Street.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Aujourd’hui, s’il est temps de rappeler aux participants du G20 que la dette est une création des banques et que ce n’est pas aux peuples de la payer&nbsp;; il est
    également nécessaire de rappeler que</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt;">lorsqu’il est question
    d’austérité, ce sont ceux qui souffrent le plus qui paient la facture d’une gestion toute dirigée vers le profit maximum des banques et des spéculateurs et que le développement des inégalités
    sape de façon irrémédiable les valeurs démocratiques et les fondements mêmes du vivre ensemble,</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt;">c’est sur la perte de solidarité, au niveau général,
    occasionnée par l’accroissement vertigineux des inégalités que les populismes et les extrémismes prennent racine.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Une autre manifestation inquiétante de ce délitement social causé par une gestion qui ne cherche que le profit à tout prix est l'instrumentalisation&nbsp; par les
    gouvernements de prétendues identités nationales et d’un racisme officiel qui, sous un habillage aujourd'hui plus culturaliste,&nbsp; décrète une&nbsp; incompatibilité de minorités et de certains
    peuples avec un universalisme dont les pays riches du Nord se déclarent&nbsp; les détenteurs"</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt; text-align: center;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/39/87/56/A-Nice-contre-le-G20/Nice035.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/332x500/3/39/87/56/A-Nice-contre-le-G20/Nice035.jpg" class="CtreTexte" alt="Nice035" height="500" width="332"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Si au niveau international, la place octroyée à chaque pays dans l’ordre économique dominant et la guerre économique de tous contre tous ne peuvent que générer des
    manifestations d’hostilité entre pays qui sont mis en concurrence, au niveau national, ce sont les immigrés, éternels boucs émissaires, qui continuent, quelle que soit leur situation
    administrative au regard du séjour, à être rendus<span>&nbsp;</span> responsables des dysfonctionnements économiques et sociaux de notre société.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Parce que ce système économique<span>&nbsp;</span> porte atteinte à la dignité de l’homme et à la citoyenneté la plus élémentaire,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp; <span style="font-size: 12pt;"><span>-</span> parce qu’il favorise les régressions démocratiques et sociales,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp; <span style="font-size: 12pt;"><span>-</span> parce que ce système alimente le racisme,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">il ne peut que susciter notre opposition la plus résolue. Il justifie pleinement notre place d’organisation de défense des droits de l’homme et de lutte contre le
    racisme dans la mobilisation contre le G20, aux côtés des mobilisations mettant l’accent sur des exigences à caractère économique que nous partageons par ailleurs sans réserve.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin-bottom: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les peuples d’abord, pas la finance est une exigence également nôtre.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Néanmoins, alors que la refonte des institutions est un impératif qui s’impose, et en relation directe avec cette exigence qui ne peut se satisfaire de réformes à
    la marge du système, il est nécessaire de prendre sérieusement en compte des revendications certes anciennes mais sur lesquelles il est impossible de faire l'impasse sans remettre en cause la
    possibilité même de changer de façon radicale l’ordre économique aujourd’hui dominant&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt;">l’annulation de <a href=
    "http://ddata.over-blog.com/3/39/87/56//dette-synthese.pdf">la «&nbsp;dette&nbsp;» du Tiers Monde</a> reste ainsi une priorité d’autant plus forte lorsqu’il s’agit de dettes illégitimes,</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt;">la nécessité de construire des ponts,
    pas des murs –et la mise en place d’une politique migratoire entre l’UE et les pays du Sud- doit être la préfiguration à une liberté de circulation que les gouvernements des pays riches, avides
    de préserver les intérêts de leurs classes possédantes, ne peuvent plus longtemps différer. Considérer l’immigration comme une variable d’ajustement ne peut être toléré.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt;">La
    reconnaissance pour les immigrés, quel que soit leur pays d’origine et d’installation, de droits sociaux, politiques et syndicaux égaux à ceux des «&nbsp;nationaux&nbsp;» est une mesure qui doit
    mettre fin à des situations intolérables d’injustice, voire d’esclavage moderne comme c’est le cas jusqu’à l’extrême dans les monarchies pétrolières du Golfe.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 4pt 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt;">Enfin, les pressions pouvant aller
    jusqu’aux interventions militaires, pour les plus récalcitrants à l'ordre économique mondial actuel, se doivent d’être mises en échec.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp; Vingt pays les plus riches ne peuvent décider au nom d’une prétendue «&nbsp;communauté internationale&nbsp;», d’autant que leurs décisions vont peser de
    façon irrémédiable sur l’avenir des peuples. Il y a urgence à combattre ce système en vigueur et à mettre en place des solutions plus justes et plus respectueuses de tous.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 02 Nov 2011 07:29:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d91804233dffc9735923e4068b388303</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-pourquoi-nous-manifesterons-contre-le-g20-de-cannes-mrap-pluriel-87788971-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Démondialisation : le débat interdit (Michel Rogalski)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-demondialisation-le-debat-interdit-michel-rogalski-86420527.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; text-transform: uppercase; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style=
    "font-family: Times New Roman;">Démondialisation&nbsp;: le débat interdit&nbsp;?</span></span></strong>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="text-transform: uppercase;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Michel
    rogalski</span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="text-transform: uppercase;">é</span>conomiste, CNRS, directeur de la revue <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Recherches internationales</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/800x120/3/39/87/56/Logos/recherches-internationales.jpg" class="noAlign" alt="recherches internationales" height="120" width="800"><br></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">L’idée de démondialisation trace son chemin. Apparemment, elle irrite. Qu’on en juge par les quolibets et noms d’oiseaux dont elle
    fait l’objet&nbsp;: tour à tour absurde, irréaliste, réactionnaire, subalterne, accusée de propager illusion démagogique, d’être un concept superficiel et simpliste, une fable, un thème
    provocateur, d’encourager un repli national ne pouvant conduire qu’au modèle de la Corée du Nord. Rien n’est épargné.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">La mobilisation des think tanks et des politiciens émargeant au «&nbsp;Cercle de la raison&nbsp;» ne doit pas étonner.
    Ils sont dans leur rôle. Les forces qui concourent à ce Cercle, ressassent en boucle, malgré la réalité, les bienfaits de la mondialisation. Par contre, on ne peut qu’être surpris que d’autres,
    au nom de l’idéologie altermondialiste dont le bilan des avancées depuis dix ans confine à l’évanescence, viennent, dans la crainte de perdre le peu qu’il reste de leur fond de commerce, joindre
    leurs voix aux premiers avec tout autant de mauvaise foi. Mais le débat n’est plus confiné à la gauche de la gauche puisqu’il s’est invité dans la bataille présidentielle. Et c’est bien normal
    car il porte en lui l’analyse nécessaire du bilan des trente dernières années. Vouloir étouffer un tel débat serait une faute politique majeure. Ce serait occulter la richesse potentielle
    inhérente à tout débat sur la sortie maîtrisée du tunnel de l’austérité fabriqué à coup de déflation salariale, de délocalisations, d’invention de «&nbsp;contraintes extérieures&nbsp;»
    recherchées par nos élites et reposant sur une prétendue rationalité supérieure d’essence mondiale, de construction européenne important les formes les plus exacerbées de la mondialisation,
    souvent au prétexte d’y résister et bien sûr se mettant dans l’incapacité de protéger, de promouvoir le social ou de contrôler la finance.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ce dont il s’agit aujourd’hui, c’est de reprendre et d’approfondir la confrontation d’idées qui vit le jour en 2005 à
    l’occasion du referendum constitutionnel européen. Si la démondialisation interpelle fortement l’Europe c’est parce que cette région du monde est devenue un concentré -un laboratoire- de la
    mondialisation et que, loin d’y être douce, elle y concentre tous ses excès. <span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: TTE21B1ED0T00; mso-bidi-language: FR;">Il n’y a pas
    lieu de s’en étonner. C’est dans cet espace que le commerce de proximité s’est le plus développé, que l’interdépendance y est la plus forte, que des pans entiers de souveraineté nationale ont été
    transférés, qu’une majorité de pays a décidé de se doter d’une même monnaie et d’une Banque centrale indépendante des gouvernements et qu’enfin des éléments de constitutions économiques se sont
    successivement empilés (Acte unique, Traité de Maastricht, Pacte de stabilité, etc.) pour être repris dans le corset du Traité de Lisbonne. En s’élargissant à 27 pays, l’Europe a brutalement
    importé la diversité de mondialisation.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">C’est pourquoi les débats que suscite le thème de la démondialisation touchent tout simplement aux conditions nécessaires à la
    réalisation d’une rupture avec trente années de néolibéralisme mondialisé. Car peut-on supporter plus longtemps la stratégie délibérément mise en place par le capital pour se rapprocher d’un
    travail précaire et non protégé et fuir celui qui avait su lui imposer la «&nbsp;contrainte&nbsp;» des acquis sociaux. Tout fut tenté avec les conséquences que l’on sait, des délocalisations
    massives à l’organisation de flux migratoires en passant par libre circulation des capitaux spéculatifs et déstabilisants, le libre-échange généralisé des marchandises, la déflation salariale et
    son corollaire l’endettement des ménages, la soumission aux signaux des marchés, internationaux de préférence. Quelques questions centrales émergent avec force de ce débat dont on voudrait
    étouffer la richesse&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm; text-indent: -7.1pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">• On nous explique qu’il faudrait être patient et que nos maux proviendraient de la situation d’entre deux dans laquelle
    nous serions entrés. L’État-Nation est blessé, mais il bouge encore, alors que l’économie mondiale ne serait pas encore instaurée et peinerait à se doter d’une gouvernance globale (ou
    européenne). Ainsi nous cumulerions les défauts de l’érosion des frontières sans être encore en mesure de bénéficier des avantages de leur dépassement. Cette «&nbsp;transition&nbsp;», qui se
    déroule depuis une trentaine d’années, n’a pour l’instant accouché que de la crise et peine à prouver le côté salvateur de l’expansion du néolibéralisme à l’échelle du monde. L’attente d’un
    gouvernement mondial pour résoudre les problèmes engendrés par sa recherche risque fort de s’enliser dans le sable. Elle est évidemment insupportable pour les peuples. Se sortir de cette ornière
    en proposant une véritable issue, c’est, pour tout pays, nécessairement entrer dans un processus de démondialisation. Faut-il attendre que ça change en Europe ou dans le monde pour que cela
    puisse changer chez nous&nbsp;? Ou bien, faut-il engager l’action de façon unilatérale en mesurant sa portée conflictuelle et s’y préparer&nbsp;? N’oublions pas que l’Europe qui s’est construite
    a toujours servi de gangue gluante pour réduire l’amplitude de l’oscillation du balancier de l’alternance et jouer ainsi le rôle de Sainte Alliance, remplaçant le Mur d’argent des années 20.
    Ainsi refuser l’antimondialisation reviendrait à subordonner tout changement en France à d’éventuelles et bien improbables évolutions européennes ou mondiales. Ce constat conduit à poser la
    question incontournable de l’exercice de la souveraineté, c’est-à-dire de la nécessaire superposition entre le périmètre où se joue la démocratie et celui de la maîtrise de la régulation des flux
    économiques et financiers. Le cadre national s’impose. <span style="mso-bidi-font-size: 15.0pt; mso-bidi-font-family: ArialMT; mso-bidi-language: FR;">Pourquoi la «&nbsp;relocalisation&nbsp;» sur
    la région serait à la limite acceptable, l’Europe fédérale souhaitée et la souveraineté nationale vilipendée&nbsp;? Pourquoi cette haine de l’<span style=
    "text-transform: uppercase;">é</span>tat-Nation qu’il faudrait prendre en tenaille par le bas et par le haut&nbsp;? Les gauches latino-américaines ont montré que le cadre national pouvait
    permettre des avancées sociales substantielles, faire tache d’huile et rendre possible des coopérations.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm; text-indent: -7.1pt; text-align: justify;">
    <span style="mso-bidi-font-size: 15.0pt; mso-bidi-font-family: ArialMT; mso-bidi-language: FR;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm; text-indent: -7.1pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">• La soumission à une rationalité dite supérieure parce que mondiale crée ce que nos élites appellent la «&nbsp;contrainte
    extérieure&nbsp;». Celle-ci n’est que le retour de ce qui a été voulu et recherché. La mondialisation qui nous retombe sur la tête c’est celle que l’on a envoyée en l’air à coups de dérégulation,
    de libre-échange forcené, de privatisations, de délocalisations, de circulation incontrôlée de capitaux et de marchandises, de financiarisation, d’endettement de peuples et d’<span style=
    "text-transform: uppercase;">é</span>tats. Elle se heurte aux acquis sociaux historiquement constitués qui deviennent ainsi pour nos mondialisateurs des «&nbsp;contraintes internes&nbsp;» qui
    freinent leurs objectifs et dont ils doivent se débarrasser pour obtempérer aux ordres des marchés. La compétition internationale devient l’arme de l’antisocial et dévaste les territoires. Le
    mérite du débat sur la démondialisation est de bien montrer l’affrontement des logiques des deux contraintes, l’une fabriquée pour mieux combattre l’autre et d’identifier les gagnants (les
    facteur mobiles&nbsp;: capital et finance, grandes firmes, maffias) et les perdants (les facteurs fixes&nbsp;: peuples et territoires).</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm; text-indent: -7.1pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm; text-indent: -7.05pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">• Les conséquences sur les politiques économiques à adopter reviennent au cœur du débat. La demande de protection qui monte concerne
    prioritairement l’ensemble des acquis sociaux engrangés pendant les Trente Glorieuses, annexement ceux du capital national malmené par la concurrence sauvage. <span style=
    "mso-bidi-font-size: 33.0pt; mso-bidi-font-family: Times-Roman; mso-bidi-language: FR;">Cette période a connu les protections tarifaires, quelques contrôles de change, nombre de dévaluations qui
    n’ont pas signifié pour autant repli national, fermeture ou adoption d’un modèle nord-coréen. Croissance, élévation du niveau de vie, plein-emploi ont bien été au cœur de ce qu’on voudrait nous
    faire regarder aujourd’hui comme une horreur «&nbsp;national-protectionniste&nbsp;». La crise actuelle appelle au retour de l’<span style="text-transform: uppercase;">é</span>tat</span>
    <span style="mso-bidi-font-size: 10.5pt; mso-bidi-font-family: Bembo; mso-bidi-language: FR;">comme acteur économique majeur. Il n’y a pas de protection possible sans qu’un rôle accru lui soit
    confié, aussi bien en termes de périmètre d’action que dans la nature de ses interventions.</span> Enfin, faut-il se tourner vers la satisfaction des besoins du marché intérieur ou vers ceux,
    erratiques, du marché mondial&nbsp;? Où sont situées les sources de croissance de notre pays&nbsp;? Dans notre territoire où à l’export&nbsp;? Un pays peut le tenter, mais si tous font de même
    l’avantage disparaît.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 1cm; text-indent: -7.1pt; text-align: justify;">
    <span style="mso-spacerun: yes;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">On allèguera qu’il existe une forme de mondialisation désirable, celle des échanges culturels, du tourisme, de la connaissance et des
    savoirs, de la coopération entre les peuples, de tout ce qui fait la densité de la vie internationale ou d’un espace public en construction à ce niveau. Mais ne la mélangeons pas avec celle qui
    fait l’objet du débat d’aujourd’hui à savoir le nécessaire blocage de l’expansion du néolibéralisme à l’espace mondial. Ne fusillons pas les messagers qui apportent la mauvaise nouvelle mais
    regardons plutôt les signaux divers qui attestent des limites de la phase en cours, à commencer par l’annonce faite par la Cnuced de la réduction du commerce mondial de 8&nbsp;% au premier
    trimestre 2011.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times-Roman-Identity-H; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: Times-Roman-Identity-H; mso-bidi-language: FR;"><span style=
    "font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div style="margin-left: 1pt; margin-right: 29.3pt; mso-element: para-border-div; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; border: windowtext 1pt solid; padding: 0cm;">
    <p style="margin: 0cm 0cm 4pt; text-align: center; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm; padding: 0cm;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue
      <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Recherches internationales</em> à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ d’analyse les grandes questions qui
      bouleversent le monde aujourd’hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque
      pays.</span></span></strong>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm; padding: 0cm;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">6, av. Mathurin Moreau; 75167 Paris Cedex 19</span></span></strong>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm; padding: 0cm;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">01 42 17 45 27<span style=
      "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> recherinter@internatif. Org</span></span></strong>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm; padding: 0cm;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><a href="http://www.recherches-internationales.fr/"><strong style=
      "mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
      "font-family: Times New Roman;">http://www.recherches-internationales.fr/</span></span></strong></a></span></span></strong>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm; padding: 0cm;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Abonnements 4 numéros par an&nbsp;: 55 Euros, Étranger 75
      Euros</span></span></strong>
    </p>
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 12 Oct 2011 16:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d767d1d624a4ad13a267a55ed6ddc287</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-demondialisation-le-debat-interdit-michel-rogalski-86420527-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La France et l’Otan : une liaison dangereuse (Jacques Le Dauphin)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-la-france-et-l-otan-une-liaison-dangereuse-jacques-le-dauphin-79654679.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 18pt; text-transform: uppercase;">La France et l’OTAN&nbsp;: une liaison dangereuse</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 18pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Jacques Le Dauphin</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Directeur de l’Institut de Documentation et de recherche sur la Paix, collaborateur de la revue <em>Recherches Internationales</em></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 18pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/39/87/56/Logos/otan.jpg" class="GcheTexte" alt="otan.jpg" width="259" height="194"><span style="font-size: 10pt;">Le Sommet de Lisbonne de l’Alliance
    atlantique fin 2010 fut l’occasion pour Nicolas Sarkozy de réaffirmer devant ses pairs le retour -&nbsp;à l’exception de la partie nucléaire&nbsp;- de la France, dans les structures militaires
    intégrées de l’OTAN. Au-delà du coup porté à la souveraineté de la France en lui interdisant de défendre une politique étrangère autonome, c’est aussi la perte d’une posture symbolisant aux yeux
    du monde entier une originalité incitant à attendre d’elle davantage que d’autres pays occidentaux. Préoccupante, cette décision intervient dans une phase nouvelle de l’Alliance privilégiant des
    actions de caractère offensif. C’est indéniablement une remise en cause de la politique traditionnelle jusque lors suivie par la France. La posture originale adoptée en 1966 n’est plus qu’un
    lointain souvenir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le positionnement de 1966</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le 7 mars 1966 le général De Gaulle écrivait à son homologue américain, Johnson, pour l’informer de la décision de la France de quitter les structures militaires
    intégrées de l’OTAN. La France, sans se retirer de l’OTAN, désirait recouvrir une pleine indépendance vis-à-vis du commandement militaire exercé par les <span style=
    "text-transform: uppercase;">é</span>tats-Unis. Dans ses propos, on retiendra notamment celui-ci, résumant parfaitement la situation «&nbsp;Je ne veux pas que nous soyons entraînés dans une
    guerre contraire à nos intérêts&nbsp;». Ce retrait eut à l’époque un grand retentissement, car pour la première fois depuis la création du système atlantique un pays européen défiait le
    leadership américain. Comment expliquer ce revirement aujourd’hui&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-transform: uppercase;">à</span> l’examen, les arguments avancés pour cette réintégration, à la hussarde, apparaissent peu crédibles. Il ne
    s’agirait dit-on que d’un retour purement formel, car la France n’aurait jamais complètement quitté les organes militaires. Une appréciation d’autant plus discutable qu’elle est contredite par
    Nicolas Sarkozy lui-même, lequel évoque un changement radical, une rupture. Certes depuis 1966 les dirigeants français ont plus ou moins flirté avec la politique otanienne. Toutefois à de
    multiples occasions ils ont manifesté des réserves, émis des divergences. On a pu notamment le constater lors du discours prononcé à l’ONU, le 14 février 2003, concernant la crise irakienne, par
    Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères. Un autre argument consiste à affirmer que cette réintégration permettra de rééquilibrer la direction de l’OTAN. C’est prétentieux et
    utopique, car on sait que depuis l’origine les Américains n’envisagent pas de co-direction possible d’une organisation considérée comme un instrument de leur influence. On a pu en juger, en
    particulier, lors de la demande française d’obtenir le commandement sud, basé à Naples. Les <span style="text-transform: uppercase;">é</span>tats-Unis s’y sont opposés très fermement, car un tel
    commandement, contrôlant la Méditerranée ne pouvait échoir qu’à un Américain. On ne voit guère pourquoi le retour de la France dans le commandement militaire serait susceptible de modifier une
    telle attitude. On dit aussi que ce retour permettra de relancer une défense européenne autonome. C’est un leurre, car si la défense européenne est dans les limbes, ce n’est pas dû à l’absence de
    la France dans le commandement militaire de l’OTAN. Les Américains y sont hostiles, et la quasi-totalité des pays européens n’en sont pas demandeurs. Dans de telles conditions il est difficile
    d’envisager une autonomie de défense. Les obstacles qui se dressent devant un pilier européen au sein de l’Alliance sont de même nature. Les Européens ne peuvent prétendre, dans une relative
    autonomie, qu’à des activités périphériques ou marginales pour lesquelles les Américains ne souhaiteraient pas s’investir. Ces arguties sont bien loin d’être convaincantes. Alors, quelles sont
    les raisons profondes de cette réintégration, mettant en cause la posture de défense indépendante et la souveraineté de la France&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Une dérive atlantique</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ces raisons sont à rattacher à l’évolution de l’OTAN. <span style="text-transform: uppercase;">à</span> la charnière des années 80-90, la fin du schéma bipolaire
    aurait dû logiquement sonner le glas de l’OTAN. Il n’en fut rien car sous incitation américaine, l’OTAN a pris des dispositions pour maintenir son existence. Au fil des sommets, laborieusement,
    une nouvelle OTAN s’est dessinée. Elle a accueilli des nouveaux membres issus de l’ex-Union Soviétique, du Pacte de Varsovie, des Balkans, et noué des partenariats avec d’autres pays du&nbsp;
    monde. Elle a affirmé une volonté d’intégrer dans l’Alliance toutes les «&nbsp;démocratie&nbsp;», comme, le Japon, La Nouvelle Zélande, la Corée du sud, l’Australie. Elle a ainsi élargi son champ
    géographique d’intervention et de compétence. Afin de pallier à la disparition de l’ennemi potentiel d’origine, elle s’est inventé des menaces dites nouvelles aux contours très incertains lui
    permettant une large base de manœuvre pour justifier des interventions tous azimuts dans différentes parties du globe. C’est cette orientation qui a été concrétisée lors du sommet de Lisbonne.
    Elle s’articule étroitement avec la politique définie par les <span style="text-transform: uppercase;">é</span>tats-Unis dans le nouvel environnement mondial. L’Europe comme telle a disparu de
    leur écran stratégique et leur regard se porte prioritairement sur d’autres régions du monde, en particulier l’Asie-Pacifique, avec une orientation qui n’est pas inédite. Bill Clinton l’évoquait
    dans les années 90, en des termes de «&nbsp;modelage&nbsp;» du monde. Cette orientation s’est maintenue quel que soit le locataire de la Maison Blanche. Mais le monde change et cette volonté de
    maintenir un leadership contesté dans une phase de relatif déclin de puissance, conduit naturellement à privilégier l’ingérence, le recours à la force. Les <span style=
    "text-transform: uppercase;">é</span>tats-Unis ont donc de plus en plus intérêt à rechercher l’appui des alliés, comme l’illustre le cas afghan. Ainsi l’objectif qu’ils assignent à l’OTAN est, en
    quelque sorte, la légitimation de la militarisation de leur politique étrangère. Partant de ce double constat d’ingérence et de formatage se dessine une mission quasi messianique, confondant, en
    quelque sorte, Atlantisme et Occidentalisme. C’est à ce concept de «&nbsp;famille occidentale&nbsp;» que faisait allusion Nicolas Sarkozy en 2009. On a pu mesurer déjà la nocivité d’une telle
    orientation au travers des terribles errances de la puissance américaine, comme, en Irak, en Afghanistan. Qui peut dire aujourd’hui à quoi sera utilisée l’OTAN dans cinq ou dix ans. Des
    tentations extrêmes sont possibles. Or c’est le moment choisi&nbsp; par Nicolas Sarkozy pour faire le pari risqué de réembarquer la France dans une telle galère.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Les conséquences d’une telle posture</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Par ambition politique Nicolas Sarkozy tend à engager la France en première ligne des interventions de l’OTAN, se plaçant ainsi sous les fourches caudines des
    <span style="text-transform: uppercase;">é</span>tats-Unis. Il pense que ce positionnement lui permettra de tenir un rang privilégié, quitte à boxer au dessus de sa catégorie. Des gages ont déjà
    été donnés avec l’engagement de 27&nbsp;000 militaires français en différentes régions du monde, notamment, 4000 en Afghanistan, 4000 en Libye, 1350 au Liban, 900 en Côte d’Ivoire. C’est une
    démarche qui n’est pas sans conséquences humaines et financières, 70 soldats français ont été tués en Afghanistan. On notera un surcoût d’un milliard d’euros d’ici la fin 2011 pour les opérations
    extérieures françaises. Ces dépenses sont certes inférieures à celles des <span style="text-transform: uppercase;">é</span>tats-Unis qui pour l’Afghanistan seulement s’élèvent à 450 milliards de
    dollars. Mais elles sont largement supérieures à celles de nombreux pays européens.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Sans doute les conditions ne sont pas requises pour un retrait de la France de l’OTAN, mais il n’est pas impossible de revenir en arrière de cette réintégration, ce
    qui a été fait peut se défaire. Le positionnement de 1966 reste encore présent dans les mémoires. Certes nous ne sommes plus dans les mêmes conditions historiques, mais la démarche demeure
    pleinement valable car elle concerne la souveraineté nationale. L’opinion qui déjà manifeste le souhait de voir se terminer les exercices guerriers doit en être saisie pour une intervention en ce
    sens.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une nouvelle orientation de la politique extérieure française s’impose, lui permettant de se dégager d’une conception purement militaire de la sécurité. Car ce
    n’est pas en prétendant s’inscrire dans les rapports de force qu’elle peut établir une réelle souveraineté nationale et un rayonnement dans le monde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Times-Roman-Identity-H;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="border: 0.75pt solid windowtext; padding: 0cm;">
    <p style="margin: 0cm 29.3pt 4pt 1pt; text-align: center; border: medium none; padding: 0cm;">
      <strong>Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue <em>Recherches internationales</em> à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour
      champ d’analyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourd’hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus
      indissociables de ce qui se passe dans chaque pays.</strong>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 29.3pt 0.0001pt 1pt; text-align: center; border: medium none; padding: 0cm;">
      <strong>6, av. Mathurin Moreau; 75167 Paris Cedex 19</strong>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 29.3pt 0.0001pt 1pt; text-align: center; border: medium none; padding: 0cm;">
      <strong>01 42 17 45 27<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> recherinter@internatif. Org</strong>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 29.3pt 0.0001pt 1pt; text-align: center; border: medium none; padding: 0cm;">
      <strong><a href="http://www.recherches-internationales.fr/">http://www.recherches-internationales.fr/</a></strong>
    </p>
    <p style="margin: 0cm 29.3pt 0.0001pt 1pt; text-align: center; border: medium none; padding: 0cm;">
      <strong>Abonnements 4 numéros par an&nbsp;: 55 Euros, Étranger 75 Euros</strong>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 18 Jul 2011 05:23:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c97c146a4c13f905781fd50f9ae9a4ae</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-la-france-et-l-otan-une-liaison-dangereuse-jacques-le-dauphin-79654679-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Origine et vicissitudes du droit d'ingérence. Audrey Pulvar commente l'article d'Anne-Cécile Robert]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-origine-vicissitudes-droit-ingerence-audrey-pulvar-anne-cecile-robert-74591985.html</link>        <description><![CDATA[<h1 class="interColor1">
    <img src="http://image.radio-france.fr/franceinter/_media/em/230020204-bandeau.jpg" class="noAlign" alt="http://image.radio-france.fr/franceinter/_media/em/230020204-bandeau.jpg" width="532"
    height="100">
  </h1>
  <h1 class="interColor1">
    <em>Origines et vicissitudes du Droit d’Ingérence</em>, dossier signé Anne-Cécile Robert
  </h1>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le droit d’ingérence fait l’objet d’un long article signé Anne-Cécile Robert, dans le dernier numéro du <em>Monde Diplomatique</em>.</span>
  </p>
  <p class="moremarge" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Article consacré à l’intervention encore en cours en Lybie et celle menée en Côte d’Ivoire pour écarter Laurent Gbagbo du pouvoir avec l’aval, devrait-on dire le
    blanc seing de l’ONU, voire l’appui de ses forces -mais au nom de quel principe exactement ? Pas celui figurant dans la Charte des Nations Unies, qui <em>prohibe l’usage ou la menace de la force
    dans les relations internationales</em>. Ni celui qui prône <em>la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un état</em>. Ni encore le fait que <em>l’ONU doive s’astreindre à trouver un
    règlement pacifique</em> à tous les cas de conflits à arbitrer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Alors, au nom de quelle belle idée sommes-nous présents en Lybie et avons-nous participé au renversement de Laurent Gbagbo ?</span>
  </p>
  <p class="moremarge" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Si la <em>nécessité de secourir des populations victimes de leur propre Etat</em>, nous dit Anne-Cécile Robert, a bien été ajoutée aux prérogatives de l’ONU, la
    journaliste rappelle qu’il ne s’agit pas d’une légitimation du droit d’ingérence, et d’ailleurs, justement : si le principe de souveraineté des Etats et celui le droit des Peuples à disposer
    d’eux-mêmes ont été fortement inscrits dans le marbre onusien (après celui de la SDN), c’était bien pour protéger les Etats les plus faibles des soi-disant bonnes intentions de nations plus
    fortes.</span>
  </p>
  <p class="moremarge" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et puis, concernant la Lybie : sommes-nous encore dans le cadre de la mission fixée par l’ONU, maintenant que l’objectif, en tous cas pour Paris, Londres et
    Washington, n’est plus seulement d’apporter un soutien à la rébellion mais de faire tomber le régime lybien ? A la place de la population ? Dès lors, pourquoi s’arrêter là et ne pas mettre en
    place la zone d’exclusion aérienne et les sanctions réclamées par la Ligue Arabe à l’encontre d’Israël, pour les bombardements effectués par l’armée israélienne à Gaza ? Et comment expliquer,
    puisqu’on veut porter assistance aux populations massacrées par leurs dirigeants, qu’aucun avion de l’OTAN ne soit parti attaquer le régime syrien, alors qu’il a tué plusieurs centaines de civils
    depuis deux mois ?</span>
  </p>
  <p class="moremarge" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Anne-Cécile Robert n’oublie pas de souligner le rôle des médias, souvent enclins à épouser les discours de leurs dirigeants. Ainsi, nous ne parlons pas de
    bombardements de l’armée de l’OTAN en Lybie, mais de frappes, ni de guerre, mais d’une opération militaire.</span>
  </p>
  <p class="moremarge" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et surtout, conclut la journaliste, il pourrait être utile de prendre un peu de recul par rapport aux discours des spécialistes du secours aux populations civiles
    oppressées, pour s’interroger sur la violence, quotidienne, organisée, du système financier et économique mondial, basé sur des échanges commerciaux manifestement déséquilibrés et une incitation
    à la spéculation, toujours au détriment des mêmes : « ceux qui sont en mesure de mener des opérations armées au nom de l’ONU sont aussi ceux qui ferment la porte à toute réforme d’envergure du
    commerce international ou à la reconnaissance effective de droits sociaux aux populations pauvres des pays du Sud. Or les libertés sont aussi le produit des rapports économiques tissés d’un bout
    à l’autre de la planète ».</span>
  </p>
  <p class="moremarge" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">© Audrey Pulvar</span>
  </p>
  <p class="moremarge" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Lecture conseillée :</strong></span>
  </p>
  <p class="moremarge" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">"Origines et vicissitudes du Droit d’Ingérence", un dossier signé Anne-Cécile ROBERT</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans le dernier numéro du <em>Monde Diplomatique</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em><a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/sans-prejuges/index.php?id=105184">Chronique d'Audrey Pulvar "Sans préjugés" France-Inter&nbsp; 23 mai
    2011</a></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Avec son aimable autorisation.<br></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 May 2011 22:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bdef15e73c5097536d60f7b555cb3d38</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-origine-vicissitudes-droit-ingerence-audrey-pulvar-anne-cecile-robert-74591985-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'arrière-cour de la mondialisation (Patrick Bruneteaux et Daniel Terrolle)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-l-arriere-cour-de-la-mondialisation-patrick-bruneteaux-et-daniel-terrolle-70920207.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 12pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">BRUNETEAUX Patrick, TERROLLE Daniel, L'arrière-cour de la mondialisation :&nbsp;ethnographie des paupérisés, Le Croquant, coll. terra, 2010, 403
    p. 26 euro.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href=
    "http://idata.over-blog.com/3/39/87/56/Mondialisation/Bruneteaux_Terrolle.jpg"><img src="http://img.over-blog.com/204x300/3/39/87/56/Mondialisation/Bruneteaux_Terrolle.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "Bruneteaux_Terrolle.jpg" width="204" height="300"></a>Cet ouvrage explore les mondes de la pauvreté en se proposant de sortir du&nbsp;débat français sur l'exclusion. À partir d'analyses
    internationales neuves&nbsp;sur les différents visages de la paupérisation et de la survie des&nbsp;surnuméraires dans le cadre actuel de la mondialisation néo-libérale, il&nbsp;questionne la
    porosité des concepts scientifiques immergés dans la demande&nbsp;sociale et soumis aux catégories de l'action publique. Ce faisant, il&nbsp;contribue au dévoilement des formes de collusion des
    chercheurs avec le&nbsp;Pouvoir.&nbsp;Cependant, le parti d'embrasser différentes figures du sous-­prolétariat&nbsp;dans le monde ne s'épuise pas à offrir un large panorama des formes
    d'&nbsp;exclusion et de survie sur les cinq continents. Outre qu'ils proposent des&nbsp;monographies inédites (Japon, Ukraine, Antilles, Palestine, Brésil, Pérou,&nbsp;USA, Ghana, France)
    révélant l'homogénéité de l'arrière-cour de la société&nbsp;néo-libérale, les auteurs ont aussi pour ambition de questionner intimement&nbsp;les postures des chercheurs affrontés à des violences
    sociales souvent&nbsp;extrêmes. En interrogeant leurs adaptations pour mesurer les violences que&nbsp;subissent les plus dominés, ce que d'aucuns appellent les « terrains&nbsp;difficiles », ils
    explorent de nouveaux outils d'analyse. En osant aussi&nbsp;questionner les mondes dits de la « marginalité » (« jeunes des banlieues,&nbsp;« prostituées, « délinquants », « toxicomanes », « SDF
    », «&nbsp;sans-papiers ».), ils mettent en évidence autant les violences internes qui&nbsp;les gouvernent que celles de la mondialisation.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 06 Apr 2011 06:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">52add3f70159593f9b2ab996fd59ebb3</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-l-arriere-cour-de-la-mondialisation-patrick-bruneteaux-et-daniel-terrolle-70920207-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La dette n'est pas la leur, c'est la nôtre (MRAP)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-la-dette-n-est-pas-la-leur-c-est-la-notre-mrap-67517518.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Texte complet avec les annexes à cette adresse :<br>
    <span style="font-size: 18pt;"><a class="title" onclick="return !window.open(this);" href="http://ddata.over-blog.com/3/39/87/56//dette-synthese.pdf">dette synthèse</a></span><br>
    <span class="description" style="font-size: 18pt;">par Différences. La revue</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Feb 2011 06:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d1311874b1cafa9c50b981b65eef4800</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-la-dette-n-est-pas-la-leur-c-est-la-notre-mrap-67517518-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La dette : un engrenage infernal (MRAP)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-la-dette-un-engrenage-infernal-mrap-67489223.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style=
    "font-family: &quot;Bookman Old Style&quot;; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    LA DETTE&nbsp;: UN ENGRENAGE INFERNAL</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-family: &quot;Bookman Old Style&quot;; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 12pt;">
    <span style=
    "font-family: times new roman,times; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    La dette est le produit d’un engrenage dans lequel les pays du Tiers Monde ont été entraînés dès leur indépendance. Pour éviter de voir les pays nouvellement indépendants basculer dans le camp
    adverse, celui du socialisme, tous les projets de développement présentés par les pays du Tiers Monde se sont vu acceptés sans réticence –quand bien même ils n’ont pas été suggérés- par les
    institutions financières internationales plus soucieuses de conforter la mainmise des grandes puissances capitalistes que de prendre en compte un développement maîtrisé et harmonieux en assurant
    le financement de projets plus conformes aux besoins essentiels des populations locales.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 12pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Ce système allait générer un endettement généralisé du Tiers Monde nouvellement indépendant mais également de pays plus riches
    économiquement comme le Brésil, le Chili ou l’Argentine. Le second choc pétrolier de 1979 dont une des conséquences fut un changement radical de la politique monétaire des Etats Unis allait
    provoquer la crise de ce système&nbsp;: la politique de taux très élevés mise en place alliée à la contraction des importations en provenance des pays du Tiers Monde – ce qui signifiait moins de
    recettes pour ces derniers- allait avoir des répercussions d’une extrême gravité. Ainsi dès août 1982 le Mexique annonce-t-il qu’il n’est plus en mesure d’honorer sa dette.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 12pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">En choisissant de sauver non pas les pays endettés mais les banques créancières, pour la plupart étatsuniennes, le FMI dont le
    rôle est d’assurer la stabilité du système monétaire international et la Banque mondiale celui de financer le développement ont mis sur pied le système dit de rééchelonnement de la dette. En
    misant sur le caractère passager des difficultés, les pays endettés se sont vu accorder un délai supplémentaire et ont pu recourir à de nouveaux emprunts pour rembourser leur dette tout en
    continuant à payer les intérêts.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Ce véritable cercle infernal ne pouvait mener qu’à un surendettement des pays et à une perte totale de leur
    indépendance<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> vis à vis des institutions financières internationales, FMI et Banque mondiale principalement, qui ont imposé à ces pays des politiques
    drastiques d’économie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Les plans d’ajustement structurel dictés par ces mêmes institutions imposent aux pays le respect des normes libérales les plus
    strictes, l’objectif étant de désendetter ces pays tout en laissant une totale liberté aux investisseurs étrangers et en assurant une intégration encore plus poussée à l’économie
    mondialisée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Texte complet avec les annexes à cette adresse :</span><br>
    <span style="font-size: 18pt;"><a class="title" onclick="return !window.open(this);" href="http://ddata.over-blog.com/3/39/87/56//dette-synthese.pdf">dette synthèse</a></span><br>
    <span class="description" style="font-size: 18pt;">par Différences. La revue</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Feb 2011 18:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0e096fe2214a3446b41a433a0e1c23a8</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-la-dette-un-engrenage-infernal-mrap-67489223-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La dette n'est pas la leur, c'est la nôtre (MRAP)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-la-dette-n-est-pas-la-leur-c-est-la-notre-mrap-67488853.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em>Texte adopté par le CA du MRAP en novembre 2008</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 12pt;">
    <span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">Aujourd’hui parler de la dette, c’est parler de celle du Tiers Monde. Et le mot même de dette a un impact négatif car il induit une
    vision infantilisante et dévalorisante des pays et donc des peuples qui en sont victimes d’autant plus que la dette n’est que le produit d’un système ravageur, mis en place par les institutions
    financières internationales, qui organise une véritable recolonisation du Tiers Monde à nouveau placé sous la tutelle des pays industrialisés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 12pt;">
    <span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">Pour le MRAP, la question dite de la dette doit être abordée dans son contexte historique qui remonte aux premières phases de la
    mondialisation. Parler de dette aujourd’hui ne doit pas conduire à passer sous silence la dette contractée hier par les pays riches au moment de la colonisation par le pillage, l’exploitation, la
    traite négrière qui ont permis l’essor de leur économie. En ce sens, si dette il y a, c’est plus celle des pays riches que celle du Tiers Monde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 12pt;">
    <span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">Néanmoins pour le MRAP les raisons de se mobiliser contre la dette du Tiers Monde dépassent ce simple constat :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l2 level1 lfo1; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style=
    "font-family: Bookman Old Style;">Parce que la dette génère plus la pauvreté qu’elle ne la réduit et qu’elle avive, dans un contexte d’anéantissement des politiques sociales imposé par les
    institutions financières internationales, des tensions sur des bases ethniques ou religieuses,</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l2 level1 lfo1; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style=
    "font-family: Bookman Old Style;">Parce qu’elle a des effets directs sur les mouvements de populations et les souffrances<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> dont sont victimes dans les
    pays d’«&nbsp;accueil&nbsp;» les personnes forcées à l’exil</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">le MRAP ne peut rester indifférent au sort des pays endettés et de leurs populations.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l3 level1 lfo2; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Parce que les mécanismes mis en place par les institutions financières
    internationales ont favorisé l’explosion de la dette qui a été multipliée par quatre au cours de ces vingt dernières années,</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l2 level1 lfo1; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: 12pt;">·</span><span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">Parce qu’ils font entrer des pays endettés dans le cycle infernal de l’obtention de nouveaux emprunts pour payer les intérêts des
    prêts antérieurs et qu’ils ont conduit les économies des pays endettés au bord de la banqueroute,</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">le MRAP demande le démantèlement complet des mesures imposées aux pays pauvres tant il est impossible de régler la question
    de la dette sans mettre en cause le rôle néfaste des institutions financières internationales.</span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l1 level1 lfo3; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-family: Bookman Old Style;"><span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">Parce que ces mesures prises par le FMI</span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">et la Banque mondiale favorisent le développement des rapports marchands au détriment des systèmes de régulation traditionnels
    de la vie sociale,</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l1 level1 lfo3; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Parce qu’elles entraînent des coupes sombres prioritairement dans les budgets
    sociaux –éducation, santé – aggravant les injustices,</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">le MRAP condamne la politique antisociale de ces institutions et exige l’abandon complet de tout l’arsenal ultra libéral que
    sous tendent les plans d’ajustement structurel dont les premières victimes sont les populations les plus démunies.</span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l0 level1 lfo4; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Parce que les institutions financières internationales ont toujours transféré le
    poids de leurs erreurs exclusivement sur les pays en développement et ont toujours choisi de garantir les créances des pays industrialisés plutôt que de sauver les économies des pays
    endettés,</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l0 level1 lfo4; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Parce qu’elles ont permis aux multinationales du Nord, par l’introduction de
    capitaux privés qu’elles ont favorisée, de prendre le contrôle d’entreprises du Sud,</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">le MRAP refuse que les pays du Tiers Monde soient tenus pour responsables de cette gestion calamiteuse par les institutions
    financières internationales et en paient les conséquences.</span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l4 level1 lfo5; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Parce que le remboursement de la dette contraint les pays endettés, pour se
    procurer les devises nécessaires, à augmenter leurs cultures d’exportation au détriment des cultures vivrières, entraînant directement une aggravation des situations de famine, ce qui conduit à
    l’importation de produits alimentaires du Nord ayant pour effet une augmentation du poids de la dette,</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l4 level1 lfo5; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Parce qu’il est responsable dans les pays en développement des problèmes
    écologiques graves dus à une exploitation outrancière des ressources et des terres</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">le MRAP appelle à combattre ce système destructeur pour des populations entières et leur environnement, et qui a perdu toute
    légitimité.</span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l5 level1 lfo6; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Parce que ce système met en place un véritable transfert des capitaux et des
    richesses des pays pauvres vers les pays riches rendant légales des pratiques à la limite de l’extorsion de fonds,</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l5 level1 lfo6; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Parce que les taux pratiqués pour les emprunts concédés aux pays pauvres relèvent
    plus de l’usure que de l’aide, (et plus les pays sont aux abois et plus les taux sont élevés),</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l5 level1 lfo6; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Parce que dans de nombreux cas, la dette contractée par des régimes dictatoriaux
    est illégitime et doit être considérée comme une «&nbsp;dette odieuse&nbsp;»,</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l5 level1 lfo6; tab-stops: list 18.0pt;">
    <span style="font-family: Symbol; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;">·<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Enfin parce que la dette<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> du Tiers
    Monde a déjà été remboursée plusieurs fois, (six fois depuis 1980),</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l5 level1 lfo6; tab-stops: list 18.0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">le MRAP appelle conjointement et à un démantèlement complet des mécanismes qui la génèrent et à une annulation complète de
    la dette des pays pauvres,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> condition <em style="mso-bidi-font-style: normal;">sine qua non</em> au redémarrage de leur économie.</span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">&nbsp;</span></span></strong>&nbsp;<strong><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: Bookman Old Style;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Seule une convergence des luttes entre pays endettés permettra de satisfaire aux
    exigences sociales proclamées par les textes internationaux et de faire échec aux diktats imposés par les institutions financières internationales.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Bookman Old Style;">Annuler la dette est possible, les sommes mobilisées pour sauver les banques
    prouvent à l’évidence que l’annulation de la dette, nécessitant bien moins de fonds, reste avant tout une question de choix politique et de volonté.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Bookman Old Style; font-size: 12pt;">Le MRAP demande donc la mise en œuvre de mesures pour venir réellement en aide aux économies sinistrées et appelle à
    manifester sa solidarité active aux populations concernées sachant que c’est, par delà les frontières, un même destin commun qui est le nôtre.</span></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Texte complet avec les annexes à cette adresse :<br>
    <span style="font-size: 18pt;"><a class="title" onclick="return !window.open(this);" href="http://ddata.over-blog.com/3/39/87/56//dette-synthese.pdf">dette synthèse</a></span><br>
    <span class="description" style="font-size: 18pt;">par Différences. La revue</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Feb 2011 12:52:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5c888b7d8560ca8f68389a745a136732</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-la-dette-n-est-pas-la-leur-c-est-la-notre-mrap-67488853-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ventes d'armes et corruption de par le vaste monde (dont la France) (Laurent Mucchielli)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-ventes-d-armes-et-corruption-de-par-le-vaste-monde-dont-la-france-laurent-mucchielli-66422485.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/39/87/56/guisnel.jpg"><img src="http://img.over-blog.com/191x300/3/39/87/56/guisnel.jpg" class=
    "GcheTexte" alt="guisnel.jpg" width="191" height="300"></a><span style="font-size: 10pt;">L'ouvrage vient de paraître : <em><strong><a href=
    "http://ad.zanox.com/ppc/?17460495C2015230019T&amp;ULP=http://recherche.fnac.com/advanced/book.do?isbn=2707153079">Jean Guisnel, Armes de corruption massive. Secrets et combines des marchands de
    canons (La Découverte, 2011</a>).</strong></em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Aujourd'hui, les "transferts d'armements" assurent des centaines de milliers d'emplois dans les pays vendeurs, généralement au Nord. Dans les pays acheteurs,
    le plus souvent au Sud, les armes servent à dissuader des adversaires potentiels ou à conduire des guerres. Et à enrichir les élites. Car les contrats de ventes d'armes donnent traditionnellement
    lieu à des commissions occultes considérables. Et quand les industriels refusent de pratiquer la corruption, leurs carnets de commandes se tarissent.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Jean Guisnel propose dans ce livre un voyage inédit vers le côté obscur des industries d'armement. Après des années d'enquête, il dévoile les ressorts de ce monde
    régi par le secret et révèle le rôle de représentants de commerce très particuliers&nbsp;: ceux qui agissent dans l'ombre pour «&nbsp;huiler les rouages&nbsp;» en reversant aux décideurs une
    partie des sommes que leur État paiera pour acquérir des armes. D'où des portraits de personnages hauts en couleur, qui n'ont qu'un désir&nbsp;: devenir riches. D'où, surtout, une cascade de
    révélations sur les dessous des grands marchés d'armement, où les responsables politiques jouent souvent un rôle déterminant. Depuis le mégascandale de corruption de l'affaire British Aerospace
    en Arabie saoudite, jusqu'aux rétrocommissions de la vente de sous-marins français au Pakistan ou aux mésaventures du Rafale - et bien d'autres encore. À l'heure où les institutions
    internationales prétendent «&nbsp;moraliser&nbsp;» ces marchés, ce livre montre l'ingéniosité dont font preuve les «&nbsp;marchands de canons&nbsp;» pour renouveler des méthodes de corruption
    vieilles comme le monde&nbsp;» (<em>présentation de l'éditeur</em>).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">source :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><a href=
    "http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2011/02/03/Ventes-d-armes-et-corruption-de-par-le-vaste-monde">http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2011/02/03/Ventes-d-armes-et-corruption-de-par-le-vaste-monde</a><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Feb 2011 07:08:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">de4f29c43acd9441820539bcfd4fdb5b</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-ventes-d-armes-et-corruption-de-par-le-vaste-monde-dont-la-france-laurent-mucchielli-66422485-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'internationalisme au piège de l'Afghanistan (Michel Rogalski)]]></title>
        <link>http://www.differences-larevue.org/article-l-internationalisme-au-piege-de-l-afghanistan-michel-rogalski-61597309.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    La chronique de <em>Recherches internationales</em>
  </p>
  <p style="margin-right: 0.09cm; margin-bottom: 0.14cm; padding: 0cm; border: 1px medium solid none #000000 -moz-use-text-color;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>L’INTERNATIONALISME AU PIEGE DE L’AFGHANISTAN</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>MICHEL ROGALSKI</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Directeur de la revue</strong></span> <span style="font-size: 10pt;"><em><strong>Recherches internationales</strong></em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>avec l'aimable autorisation de l'auteur</em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Les illustrations ont été ajoutées par "Différences"<br></em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Comme nous pouvions le prévoir, l’adoption du nouveau concept stratégique qui a vu le jour au dernier Sommet de l’OTAN n’a pas mobilisé la totalité des débats. Le
    neuvième anniversaire de l’engagement en Afghanistan d’une coalition de plus d’une quarantaine de pays, adoubée par les Nations unies à la suite des attentats du 11-septembre 2001, a également
    largement retenu l’attention.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Un conflit peu lisible et une mobilisation hésitante</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/3/39/87/56/ProcheOrient/logoFlyerOTAN-220.gif" class="GcheTexte" alt="logoFlyerOTAN-220.gif" width="220" height="200">Certes,
    la bataille sur le terrain est complexe, les finalités de l’action peu claires et les résultats décevants. Les pertes des pays coalisés dépassent déjà les deux mille morts. Et les Etats-majors
    savent que le front des opinions publiques va devoir mobiliser une attention croissante et pèsera sur l’issue du conflit. Une récente étude de l’Assemblé Européenne de sécurité et de défense
    signale qu’à l’exception de l’Espagne et de la Pologne les opinions publiques sont partout en Europe devenues favorables à un retrait des troupes engagées sur le terrain. L’absence de résultats,
    des coûts financiers croissants en période de crise languissante, une stratégie controversée, des rumeurs de négociations aussitôt démenties qu’annoncées, tout confirme la non-lisibilité de ce
    conflit et surtout l’impossibilité de l’expliquer de façon convaincante aux opinions publiques.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Paradoxalement, dans le même temps, il faut reconnaître qu’il n’existe pas de mobilisation internationale autour de ce conflit qui pourrait rappeler l’ampleur des
    grandes campagnes contre les guerres d’Algérie ou du Vietnam, ou plus récemment contre l’invasion de l’Irak, sans évoquer les solidarités aux causes emblématiques du peuple palestinien ou des
    luttes anti-apartheid de l’Afrique du Sud. En apparence, l’internationalisme trébucherait sur le cas afghan. Mais les conditions sont-elles bien réunies pour que la solidarité internationaliste
    puisse se mobiliser&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Écartons les lapalissades, qui certes contiennent toujours une part de vérité mais n’ont de valeur qu’à l’aune de l’endroit où l’on placera le curseur explicatif.
    Certes le Mur de Berlin est tombé, les pays socialistes se sont effondrés et la Guerre froide est terminée. Mais, à la surprise de ceux qui proclamaient un peu vite la fin de l’histoire, des
    expériences politiques se réclamant de ces valeurs ont surgi de façon renouvelée dans l’Amérique latine des «&nbsp;virages à gauche&nbsp;». Certes nous avons changé de millénaire et la planète
    s’est rétrécie, sous l’assaut de la mondialisation, en un «&nbsp;village-planétaire&nbsp;» -&nbsp;au demeurant plus médiatique que réel. Mais dans ce monde interdépendant, certains sont plus
    dépendants que d’autres. Les effets de domination persistent. La terre n’est pas devenue plate et il vaut toujours mieux être né au bon endroit qu’au mauvais. Les migrants le savent&nbsp;! Même
    si le nomadisme planétaire n’est pas une réponse aux exigences du développement. Agitant le spectre malthusien, on nous dit aussi que les ressources seraient limitées et assimilables à un stock
    fixé une fois pour toute et condamné à l’épuisement, oubliant rapidement que le principal créateur de ces ressources a toujours été l’homme et que le pétrole serait peu de chose sans le moteur à
    explosion, et l’uranium rien sans la maîtrise de l’atome… Le défi est de savoir si le stock des ressources se développera aussi vite que les besoins de l’homme et si son exploitation restera
    compatible avec la survie d’écosystèmes viables permettant le maintien de l’activité humaine sur la planète.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>L’internationalisme interpellé</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-right: 0.07cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://a7.idata.over-blog.com/344x231/2/84/06/60/manifestation-presence-forces-francaises-afgh-L-1-copie-1.jpeg" class="GcheTexte" alt=
    "http://a7.idata.over-blog.com/344x231/2/84/06/60/manifestation-presence-forces-francaises-afgh-L-1-copie-1.jpeg" width="344" height="230">Tous ces arguments, quelques parts de vérité qu’ils
    contiennent, ajoutés les uns aux autres veulent signifier que l’internationalisme serait mort ou qu’au mieux il ne pourrait survivre que métamorphosé et réduit à conjuguer pratiques humanitaires,
    défense de l’environnement et gestion collective de biens communs, l’ensemble organisé, selon les préconisations de la Trilatérale, autour d’une «&nbsp;gouvernance mondiale&nbsp;», bonne de
    préférence puisque le FMI nous a expliqué qu’il fallait condamner la mauvaise.</span>
  </p>
  <p style="margin-right: 0.07cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Faudrait-il ainsi enterrer ce qui a constitué tout au long du XX<sup>ème</sup> siècle une longue chaîne de luttes solidaires et désintéressées parcourant plusieurs
    générations&nbsp;? Les moteurs en sont connus&nbsp;: la visée commune (solidarité aux expériences socialistes), la remise en cause d’un ordre dominant, celui de l’impérialisme (solidarité aux
    peuples coloniaux), la perception d’un danger commun (solidarité antifasciste et anti-dictatoriale, à laquelle s’est ajoutée celle contre les intégrismes religieux). Le bilan est contrasté. Une
    longue chaîne parcourant plusieurs générations s’est ainsi constituée. Ces luttes solidaires furent d’emblée happées par la surdétermination politique et idéologique de la Guerre froide et de
    l’affrontement des blocs. L’assistance, le clientélisme ou l’ingérence ne furent pas toujours absents; la frontière entre conseils, directives et mises en demeure fut souvent ténue. Si les forces
    progressistes occidentales payèrent un lourd tribut sur l’autel de l’alignement sur les orientations de la politique extérieure soviétique, en revanche l’aide du camp socialiste fut souvent
    décisive pour de nombreux peuples. Est-il nécessaire de rappeler également que le monde a basculé en 1945 et que l’immense mouvement de décolonisation des années 50 et 60 qui s’opéra à l’ombre
    des Blocs lui dût beaucoup.</span>
  </p>
  <p style="margin-right: 0.07cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cette période possède ses lettres de noblesse. Il en va ainsi des luttes anticolonialistes qui n’allaient pas de soi pour le mouvement ouvrier (on a en mémoire
    l’option colonialiste des sociaux-démocrates). Si la dimension morale et humaniste était facile à mettre en avant, surtout dans les milieux intellectuels, les aspects matériels, dont le fameux
    intérêt commun propre à toute solidarité, étaient plus difficiles à mettre en évidence dans les milieux populaires. Les miettes de l’exploitation coloniale étaient dans les esprits.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce monde a vécu. L’antifascisme et l’anticolonialisme ont perdu, heureusement, beaucoup de leur raison d’être. D’autres formes toutefois apparaissent comme la lutte
    contre l’intégrisme.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le miroir afghan</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-right: 0.07cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Aujourd’hui, le conflit afghan peine à rentrer dans ces grilles de lecture. Du temps de l’Afghanistan des Talibans la situation était limpide. Un régime religieux
    moyenâgeux et intégriste avait recouvert le pays d’une chape de plomb pour y imposer la charia. La solidarité internationale avec ses victimes était évidente. Actuellement la présence des troupes
    administrées par l’OTAN, non seulement n’est pas la solution, mais fait partie du problème et le retour des Talibans, derrière lesquels plane l’ombre d’El Quaïda, ne peut s’afficher comme un
    progrès, même si le régime de Kaboul présente les traits les plus détestables. L’intégrisme islamisme qui, après avoir décimé les progressistes du Moyen-Orient, s’oppose aux Etats-Unis, reste une
    force moyenâgeuse anti-occidentale et ne peut prétendre se voir décerner un quelconque label d’anti-impérialisme. Bien sûr, aucune alliance ou complicité n’est pensable, même au nom de l’ennemi
    commun que serait les Etats-Unis –&nbsp;ou Israël&nbsp;– avec ces diverses composantes. Bref, tout ce qui s’agite aux confins de l’Empire et semble s’y opposer n’est pas forcément teinté de
    progressisme. On retiendra que ce qui fait le ciment de la solidarité internationaliste, ce n’est pas l’existence d’un ennemi commun mais le partage de valeurs communes et la volonté de les faire
    avancer. Bref, penser l’internationalisme sous la bannière de «&nbsp;l’ennemi de mon ennemi est mon ami&nbsp;» ne peut conduire qu’à de dangereuses méprises. L’expression «&nbsp;ni Bush, ni Ben
    Laden&nbsp;» devait être entendue comme une invitation à lutter contre l’un <em>et</em> l’autre et non pas à utiliser l’un contre l’autre.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On comprend bien que ce qui manque dans ce pays ce sont des forces politiques et sociales avec lesquelles un partage de valeurs puisse se construire et autour
    desquelles organiser la solidarité internationaliste.</span>
  </p>
  <p style="margin-right: 0.07cm; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-right: 0.07cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous sommes entrés dans une période où l’intérêt commun se manifeste d’emblée entre les acteurs de luttes autour de la planète. Au Nord, la victime des politiques
    d’austérité remettant en cause les acquis constitués comprend spontanément le sens des luttes de ceux qui, au Sud, combattent les politiques d’ajustement imposées par le FMI sous couvert de
    crise. Il s’agit de luttes dont la convergence est d’emblée perçue et dont la disparité dans la situation des acteurs ne fait pas obstacle à leur mise en relation. Certes, en mettant en
    concurrence travailleurs et Nations, la mondialisation apparaît comme un facteur de grande insolidarité, mais dans le même temps en rétrécissant la planète elle aide à la conscience d’un
    rapprochement de luttes.</span>
  </p>
  <p style="margin-right: 0.07cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Aujourd’hui la tradition internationaliste du mouvement ouvrier telle qu’elle s’est développée au cours du siècle dernier reste une référence majeure pour de
    nombreux secteurs militants même si les conditions de son émergence ou ses pratiques relèvent d’un passé révolu. Elle s’est vue renforcé par des préoccupations et des sensibilités nouvelles qui
    témoignent des bouleversements du monde, notamment de l’émergence d’enjeux dont la problématique est d’emblée planétaire. Le nouvel internationalisme qui fraie son chemin à l’aube du
    XXI<sup>ème</sup> siècle devra combiner des traditions acquises par le mouvement ouvrier et s’ouvrir à de nouvelles exigences humanistes et écologistes. Tel est l’enjeu de l’immense mouvement de
    recomposition en cours.</span>
  </p>
  <p style="margin-right: -1.76cm; text-indent: -1.02cm; margin-top: 0.05cm; margin-bottom: 0.05cm;">
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="margin-left: 0.04cm; margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.14cm; border: 1px solid #000000; padding: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue</strong> <em><strong>Recherches internationales</strong></em> <strong>à laquelle
    collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ d’analyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourd’hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de
    solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque pays.</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 0.04cm; margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0cm; border: 1px solid #000000; padding: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>6, av. Mathurin Moreau; 75167 Paris Cedex 19</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 0.04cm; margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0cm; border: 1px solid #000000; padding: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>01 42 17 45 27 recherinter@internatif. org</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 0.04cm; margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0cm; border: 1px solid #000000; padding: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Abonnements 4 numéros par an&nbsp;: 55 Euros, Étranger 75 Euros</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 Nov 2010 06:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5cfe854c5196dcbe4cac0f9131bdf6ec</guid>
                <category>Relations internationales</category>        <comments>http://www.differences-larevue.org/article-l-internationalisme-au-piege-de-l-afghanistan-michel-rogalski-61597309-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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