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Différences. La revue
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Textes à débattre : |
1962-2012 Dossier spécial: "Algérie" pour les 50 ans des accords d'Évian |
1961-2011
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Débat : Les « Blancs », le racisme « anti-blanc » et les « Indigènes de la République ». |
LE DROIT HUMANITAIRE : RÉALITÉ OU UTOPIE ?
Nils Andersson, Conseil scientifique d’ATTAC (*)
Il est important de distinguer ce qui différencie les droits de l’homme ou, plus exactement, en y associant la moitié
féminine de l’humanité, les droits humains, du droit
humanitaire. Les droits humains affirment dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, le principe que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits
», le droit humanitaire tend lui, à protéger les combattants et les civils lors des conflits armés, à interdire des moyens militaires (gaz ou mines antipersonnel) et à établir des règles aux
méthodes de guerre (torture, bombardements…).
On peut lire dans un document du Comité international de la Croix-rouge (CICR) : « pour que le droit international humanitaire ne reste pas lettre morte, il faut que les règles de ce droit placent les Parties dans des conditions d'égalité, autrement dit qu'elles aient force obligatoire pour toutes les Parties au conflit ; que ces règles traduisent un compromis bien équilibré entre les considérations d'ordre humanitaire et les nécessités d'ordre militaire ; enfin qu'elles soient telles que toutes les Parties au conflit aient un intérêt égal à leur application ».
Force est de constater que selon qu’il s’agit de dirigeants d’une grande puissance ou d’un pays pauvre, d’un État reconnu ou d’une nation mise au ban, d’officiers ou de soldats appartenant à un armée régulière ou à un mouvement de résistance, des vainqueurs ou des vaincus, les parties aux conflits ne sont pas dans des conditions d’égalité devant le droit international humanitaire.
/…/ lire la suite dans Différences numéro 274 d’avril-mai-juin à commander au MRAP
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