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Colonialisme

Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 12:34

 

Mabon Armelle, Prisonniers de guerre "indigènes" : visages oubliés de la France occupée, La Découverte, 2010, 300 p. 23 euros.

 


Bib_PrisonniersDeGuerreIndigenes.jpgAprès la débâcle de juin 1940, les combattants de l'armée française sont faits prisonniers. Tandis que les métropolitains partent pour l'Allemagne, les prisonniers coloniaux et nord-africains prennent le chemin des frontstalags répartis dans la France occupée. En avril 1941, près de 70 000 hommes sont internés dans vingt-deux frontstalags. Ces prisonniers nouent des contacts singuliers tant avec l'occupant qu'avec la population locale qui les réconforte, voire les aide à gagner les maquis ou la zone Sud. Lorsqu'en janvier 1943 le gouvernement de Vichy accepte de remplacer les sentinelles allemandes par des cadres français, ils se sentent trahis. À la Libération, leur retour en terre natale, parfois très tardif, s'accompagne de nombreux incidents dont celui, particulièrement grave et meurtrier, survenu à Thiaroye, près de Dakar, en décembre 1944 ? l'armée française fait trente-cinq morts et autant de blessés parmi les « tirailleurs sénégalais », sous prétexte qu'ils se sont mutinés pour obtenir leurs droits d'anciens prisonniers de guerre. Il fallait révéler cette histoire occultée. Armelle Mabon a découvert le destin de ces hommes grâce aux archives d'une ancienne assistante sociale du service social colonial de Bordeaux. Une dizaine d'années durant, elle a étudié les archives publiques et privées, recueilli de nombreux témoignages inédits, faisant le choix d'évoquer la captivité de tous les ressortissants de l'empire. Cet ouvrage donne la mesure de l'injustice, du déni d'égalité et du mépris dont s'est rendu coupable l'État, durant l'Occupation, mais aussi par la suite. Un sujet d'une douloureuse actualité.

(notice d'éditeur)

Par Différences. La revue - Publié dans : Colonialisme
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 11:39

Rappel :

liauzu.jpgLiauzu Claude, Colonisations, migrations, racismes : histoires d'un passeur de civilisations, Syllepse, coll. Histoire : enjeux et débats, 2009, 541 p. 27 euro Cet recueil posthume d'écrits du grand historien engagé décédé en 2007 vient d'obtenir le 4e Prix du livre anticolonial, décerné par les librairies Envie de lire, Ishtar et Le Point du Jour.

 

 

 

Ce livre rassemble des textes, souvent introuvables ou inédits, qui témoignent de ses différents intérêts ou engagements, mais dont les traits d’union restent la Méditerranée et la découverte de l’Autre.

 

Au moment où la France dispose d’un ministère de l’identité nationale et où Nicolas Sarkozy réécrit l’histoire coloniale en des termes eux-mêmes coloniaux, des voix comme celles de Claude Liauzu sont indispensables. Il règle leurs comptes à des idées comme celles du « choc des civilisations » et à l’intrusion de la politique dans la fabrique de l’histoire. Ainsi, il a toujours voulu réconcilier « Clio, Marianne et l’Autre », c’est-à-dire le travail de l’historien, la République, les civilisations, les peuples et les cultures.

 

Articles de recherche et tribunes engagées se côtoient, traitant de thèmes aussi divers que la presse politique tunisienne au début du 20e siècle, les bagnes coloniaux de l’armée française (Biribis), le tiermondisme, les phénomènes migratoires et le métissage, les rapports des sciences sociales au racisme, l’enseignement de l’histoire de la colonisation.

 

Le livre comporte 50 articles, allant des années 1970 à 2007, et six parties : Les années tunisiennes ; Tiers-monde et tiersmondisme ; Islam et Occident ; Migrations et racisme ; Clio et Marianne ; Un historien engagé.

(notice d'éditeur)

 

Par Différences. La revue - Publié dans : Colonialisme
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 09:27

granvaudQue fait l’armée française en Afrique ? Et de quel droit s’y trouve-t-elle encore aujourd’hui ? Si l’on en croit les discours officiels, elle n’y aurait plus depuis longtemps que des missions humanitaires et de maintien de la paix. La page du néocolonialisme et de la Françafrique aurait été tournée en même temps que finissait la guerre froide.

Ce « Dossier noir » examine, à travers de nombreux exemples concrets, la réalité de cette présence depuis deux décennies. Après un retour sur le dispositif néocolonial mis en place au lendemain des indépendances, il analyse – notamment à travers les conflits en Côte d’Ivoire ou au Tchad – les interventions militaires censées illustrer la « nouvelle » politique africaine de la France.

Entre héritage colonial et stratégies pour s’adapter à l’évolution des rapports de force internationaux, cette politique n’a jamais cessé d’être criminelle.


Militant de l’association Survie, Raphaël Granvaud est également l’un des rédacteurs de Billets d’Afrique, bulletin mensuel d’information alternative sur les avatars de la politique africaine de la France.

(notice d'éditeur)

Par Différences. La revue - Publié dans : Colonialisme
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