Mercredi 2 juin 2010
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26 octobre 2004 : Adoption par la Knesset du plan de retrait de Gaza occupée par près de 8 000 colons israéliens répartis sur 21
implantations.
23 août : fin de l’évacuation des colons.
12 septembre : départ des derniers soldats israéliens mettant fin à 38 ans d’occupation et de colonisation.
25 novembre : ouverture du passage de Rafah entre Gaza et l’Egypte permettant une libre circulation.
Présenté comme une preuve de bonne volonté israélienne, ce retrait est loin de constituer un désengagement total
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outre la dépendance économique dans laquelle est maintenue la bande de Gaza, Israël garde le contrôle du périmètre extérieur de Gaza (frontières, passages,
espace aérien, eaux côtières) se réservant le droit de mener des actions militaires à l’intérieur du territoire
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le retrait se double d’un accord avec l’Egypte qui prévoit le déploiement de soldats égyptiens le long de sa frontière avec Gaza pour empêcher l’infiltration de
« terroristes » et le passage d’armes et qui permet indirectement à Israël de conserver le contrôle de la frontière entre l’Egypte et Gaza.
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enfin parce qu’il s’est opéré sans consultation de l’Autorité palestinienne laissée en marge, ce retrait unilatéral n’a fait que saper un peu plus la
crédibilité de l’Autorité palestinienne et attiser le conflit entre le Hamas et le Fatah accusé de faiblesse.
De la victoire du Hamas aux législatives au blocus
Cette victoire du Hamas en janvier 2006 provoquera les réactions hostiles des gouvernements occidentaux et d’Israël. Le gouvernement Hamas de mars 2006 sera
immédiatement boycotté par les Etats-Unis et les ingérences et les pressions occidentales vont se multiplier.
Le 29 juin 2006, Israël jettera en prison quatre ministres de ce gouvernement dont le vice premier ministre ainsi que des parlementaires du Hamas sans susciter de
réaction des Occidentaux tandis que dans le même temps des mesures de bouclage de la bande de Gaza se multipliaient.
Après le limogeage en juin 2007 par Mahmoud Abbas d’Ismaïl Haniyeh , premier ministre du gouvernement d’union nationale mis en place la même année, les
affrontements interpalestiniens vont se développer jusqu’à la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza.
Le 19 septembre 2007, Israël déclarera Gaza « entité hostile » et les mesures de blocus ne feront qu’empirer.
Des brèches dans le mur
En 2008, en représailles aux tirs de roquettes, Israël instaure le 18 janvier le blocus total de Gaza dont sont victimes les 1,5 million de Palestiniens qui y
vivent. L’ Egypte participe à cette punition collective en fermant sa frontière d’autant qu’elle craint l’influence du Hamas considéré comme proche des Frères musulmans. Le 23 janvier, le Hamas
qui avait demandé à l’Egypte l’ouverture de points de passage ouvre le mur à coups de bulldozers et d’explosifs. Par les brèches des dizaines de milliers de Palestiniens se ruent en Egypte pour
se ravitailler tandis que l’Egypte vide les magasins pour mettre fin à l’entrée des Palestiniens…
Cette action, tranchant avec la passivité de l’Autorité palestinienne, a sans aucun doute renforcé la popularité du Hamas.
Quant aux Israéliens, ils rejetteront sur l’Egypte la responsabilité de la gestion de la situation mettant ce pays en demeure de bien laisser fermée sa frontière
avec Gaza.
L’opération « Plomb durci »
Le 18 juin 2008, le Hamas décrètera une trêve unilatérale –arrêt des tirs de roquettes contre l’ouverture par Israël des points de passage- qui restera sans
réponse. Six mois après, le 27 décembre 2008, Israël lancera l’opération « Plomb durci »
La question des tunnels et le nouveau mur égyptien
Alors que le blocus de Gaza se poursuit, l’acheminement d’armes à destination de Gaza et donc la mise hors de fonction des tunnels entre l’Egypte et Gaza reste au centre des
préoccupations et des exigences israéliennes . Ces tunnels dont l’existence a commencé avec l’occupation de la bande de Gaza en 1967, ont vu leur construction se multiplier , le contrôle
total de l’espace imposé par Israël faisant que l’espace souterrain est devenu la seule possibilité de passage pour contourner le blocus. Sans ces tunnels qui alimentent indirectement l’activité
de contrebande que contrôlent des « particuliers » de même que des organisations politiques, l’économie locale ne pourrait exister et satisfaire les besoins les plus élémentaires de la
population. Transitent également par ces souterrains des armes légères dont on veut priver Gaza.
Le projet égyptien de mur d’acier souterrain
Tant les senseurs acoustiques disposés le long de la frontière que les tranchées pour faire obstacle à leur percement, pas plus que le passage d’engins ou le
pilonnage aérien pour faire écrouler les galeries n’ont pu mettre un terme à l’usage de ces tunnels. (Un projet de creusement d’une tranchée de 20 mètres de profondeur, de 80 mètres de large
parallèlement à la frontière égyptienne jusqu’à la mer qui l’aurait ainsi rempli avait même un temps été envisagé par les Israéliens.)
Pour tenter de rendre sa frontière avec Gaza totalement étanche, le gouvernement égyptien met à exécution, au mépris de son opinion publique, un projet
inqualifiable, celui de construire un mur d’acier souterrain de près de 20 mètres de profondeur entravant les tunnels existants et rendant quasiment impossible tout nouveau percement. En cette
occasion le gouvernement égyptien montre une nouvelle fois sa véritable nature et sa soumission aux Etats-Unis et à Israël ■
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